Barrick Gold, le deuxième plus grand producteur mondial d'or, anticipe une augmentation de 30 % de sa production d'ici la fin de la décennie, en s'appuyant sur ses actifs existants. Ses mines africaines, qui devraient fournir plus d'un tiers de sa production en 2024, seront déterminantes pour atteindre cet objectif.
Barrick est active en Afrique sur plusieurs mines d’or situées en RDC, au Mali, en Tanzanie et en Côte d’Ivoire. Également présente dans le secteur du cuivre en Zambie, la société cherche à augmenter sa production tout en explorant de nouvelles opportunités.
"Nous possédons six mines d'or de calibre mondial, avec d'autres en cours de développement. Notre vision à long terme repose sur des gisements de grande qualité, avec certaines des teneurs les plus élevées de l'industrie, ce qui renforce notre compétitivité en matière de coûts", a déclaré le PDG Mark Bristow, mardi 17 septembre, en marge du Gold Forum Americas.
Bien que le dirigeant n'ait mis en avant aucune mine africaine spécifique, il convient de souligner que cette déclaration survient quelques mois après la publication, en juin dernier, de données confirmant le rôle du continent comme deuxième contributeur aux volumes de production de Barrick, derrière les États-Unis. Au premier trimestre 2024, Barrick a produit 341 000 onces d'or (soit 9,6 tonnes), marquant une hausse de 2 % par rapport à l'année précédente.

Pour l'ensemble de l'année 2024, la compagnie prévoit une production comprise entre 3,9 et 4,3 millions d'onces, dont 1,4 à 1,5 million provenant de ses opérations africaines. Celles-ci incluent les mines de Loulo-Gounkoto (Mali), North Mara et Bulyanhulu (Tanzanie), ainsi que Kibali (RDC) et Tongon (Côte d'Ivoire). Il est à noter que ce dernier site devrait entrer en phase de maintenance et d'entretien à partir de 2026, conformément aux plans de la société.
Cap sur de nouvelles opportunités dans le secteur de l’or et du cuivre
Mark Bristow a souligné que Barrick Gold entend se concentrer sur une croissance organique en développant ses actifs existants. Toutefois, il a également précisé que la société « reste attentive aux opportunités créatrices de valeur » dans le secteur.
Cette déclaration fait écho à une précédente intervention en mars 2024, au cours de laquelle Bristow avait affirmé que Barrick était en quête de nouvelles opportunités d'investissement dans l'or et le cuivre en RDC, où elle exploite la plus grande mine d'or du pays.
Dans l'attente de plus d'informations sur les projets de la société, rappelons que le prix de l'or a atteint un nouveau record à 2 588 dollars l'once le lundi 16 septembre. Les analystes de Goldman Sachs prévoient que cette tendance haussière pourrait se poursuivre, avec une cible de 2 700 dollars d'ici début 2025.
Concernant le cuivre, après avoir atteint un sommet de 10 800 dollars la tonne en mai 2024, son prix a légèrement reculé ces derniers mois. Cependant, Goldman Sachs estime qu'il devrait se stabiliser autour de 10 100 dollars la tonne en 2025. Les analystes s'accordent néanmoins sur des perspectives à long terme prometteuses pour ce métal crucial dans la transition énergétique.
Ecomine.cd