L'Union européenne renforce son appui au secteur minier congolais à travers un financement additionnel de 6 millions d’euros destiné à la numérisation des archives géologiques. L’annonce a été faite jeudi 19 Mars, par Fabrice Basile, chargé d’affaires a.i. de l’Union européenne, lors d’une cérémonie organisée au Pullman Grand Hôtel à Kinshasa, marquant le lancement officiel de la « fenêtre pays » RDC du projet PanafGeo.dans le cadre du projet PanafGeo.
Ce financement vise à finaliser la digitalisation des archives du Musée royal de l’Afrique centrale de Tervuren, en Belgique, un centre clé pour la conservation des données géoscientifiques liées à la République démocratique du Congo.
L’initiative s’inscrit dans une dynamique plus large de modernisation des données minières, avec pour objectif de rendre plus accessibles et exploitables les informations stratégiques sur les ressources naturelles du pays.
Un appui stratégique de l'Union européenne
Fabrice Basile a souligné que cet appui s’inscrit dans le cadre d'un partenariat stratégique conclu avec la RDC en 2023, dont la feuille de route opérationnelle a été lancée en décembre 2024.
Selon lui, ces fonds additionnels permettront de finaliser un processus essentiel pour la structuration et la valorisation des données géologiques congolaises.
Trois axes pour structurer le secteur minier
Le projet PanafGeo en RDC repose sur trois axes principaux. Le premier concerne la reconnaissance géologique et minière dans plusieurs zones de recherche situées notamment au Tanganyika, au Kasaï Central et au Kongo Central.
Le deuxième axe porte sur des études de viabilisation dans les zones d’exploitation artisanale, particulièrement dans les provinces du Lualaba et du Haut-Katanga.
Enfin, le troisième axe, soutenu par le nouveau financement, vise la numérisation des archives géologiques en RDC ainsi que celles conservées en Belgique.
Mieux valoriser le potentiel minier congolais
À travers ce projet, l’Union européenne entend contribuer à lever les principaux obstacles qui freinent le développement du secteur minier congolais, notamment le manque de données fiables et les défis liés à la gouvernance.
La numérisation des archives permettra de consolider une base nationale de données géoscientifiques, tout en valorisant un patrimoine documentaire longtemps sous-exploité.
À terme, cette initiative devrait améliorer la transparence et faciliter la prise de décisions en matière d’investissements miniers, dans une optique de durabilité et de développement économique pour la RDC.
Céleste Z