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RDC : Vernissage de "Destins Croisés", pari réussi de Clément Dibwe pour son tout premier roman

L'auteur, Clément Dibwe
L'auteur, Clément Dibwe

Avec son tout premier roman “Destins croisés”, publié aux éditions L’Harmattan, Clément Dibwe signe une entrée remarquable sur la scène de la littérature congolaise. Entre émotions et destin, ce nouvel auteur séduit déjà les lecteurs. Le vernissage de l’ouvrage a eu lieu le vendredi 20 mars 2026 à Kinshasa, dans l’une des salles de l’Institut national des arts(INA), réunissant scientifiques, journalistes et amoureux de la culture, tous animés par un même objectif notamment découvrir cette œuvre qui s’annonce déjà riche et captivante.

C’est le professeur Augustin Mubiayi, le général-major, commandant du CHESD, qui a procédé au vernissage de cette œuvre portée par une aventure narrative saisissante. Le roman est préfacé par le professeur émérite Yoka Lye Mudaba, dont les réflexions apportent une valeur inestimable et offrent une lecture approfondie des thèmes abordés.

En effet,“Destins croisés” explore des thématiques universelles telles que l’amour, la résilience et la solidarité. L’écriture met en lumière les dilemmes humains, les choix déterminants ainsi que le destin qui façonne les trajectoires de chaque vie.

Dans cette dynamique, l’auteur plonge le lecteur dans l’effervescence vibrante de Kinshasa, où se déploie le combat d’une famille congolaise à travers le regard de Manassé Mangofa, un jeune garçon de douze ans, orphelin de père. Accablé par le poids des responsabilités, il veille sur sa mère infirme, Lola, et sa petite sœur Julia, dans un quotidien où l’espoir et la résilience s’entrelacent face à de lourds défis.

"Malgré la douleur et les pertes, Manassé s’efforce de trouver sa place dans un environnement hostile. À travers ses luttes et ses victoires", peut-on lire dans ce roman. qui rappelle l’importance de la résilience, de l’amour familial et de la quête identitaire, rendant hommage à tous ceux qui se battent avec détermination pour un avenir meilleur.

En parcourant l’ouvrage, Manassé est comme tout enfant issu d’une famille modeste, dont l’éducation parentale a longtemps servi de repère et de lumière. Cependant, il se retrouve confronté à de mauvaises influences, incarnées notamment par Kandolo, Maestro et d’autres, qui tentent de l’entraîner sur une voie qui le détourne de ses valeurs. 

Ceci vient ainsi, confirmé le célèbre adage du philosophe, Jean-Jacques Rousseau qui stipule que,"l'homme nait bon, c'est la société qui le corrompt ", néanmoins, le roman demontre que, nonobstant les dérives sociales, la conscience doit rester une boussole. C’est ce choix que fera finalement Manassé en décidant de revenir auprès de sa famille. Ainsi, les mauvaises herbes ne devraient pas dominer sur les bonnes.

Tout en se voulant déjà une source d’inspiration pour de nombreux jeunes congolais en quête de repères, “Destins croisés” se présente comme le miroir d’une société confrontée à ses contradictions. Entre inégalités criantes et précarité urbaine, l’œuvre met en lumière la dignité de ceux qui, malgré tout, continuent d’avancer grâce au travail et à la solidarité.

Plus qu’un simple roman, “Destins croisés” est une expérience qui mérite d’être revisitée. Chaque lecture révèle une nouvelle profondeur, un détail oublié, une émotion différente. C’est ce type d’ouvrage qui ne se referme jamais vraiment, il habite le lecteur, l’interpelle et l’oblige, inévitablement, à y revenir encore… et encore.

Céleste Z