Lors d'une conférence de presse organisée lundi 17 juin à Kinshasa, par l'Unité de Coordination du PABEA-COBALT à l'occasion de la journée mondiale contre le travail des enfants et de celle de l'enfant africain, les responsables du projet PABEA-Cobalt ont dévoilé les perspectives de ce programme gouvernemental visant à éradiquer le travail des enfants dans les mines artisanales de cobalt dans les provinces du Lualaba et du Haut-Katanga, en RDC.
Selon Alice Mirimo, coordinatrice du projet, PABEA-Cobalt prévoit de réinsérer environ 14 850 enfants, filles et garçons, dans le système scolaire. Le projet vise également à assurer la reconversion économique vers l'agri-business d'au moins 6 250 ménages ainsi que des jeunes travaillant dans les sites miniers artisanaux.
"Le projet PABEA-Cobalt est un instrument du gouvernement congolais pour l'éradication définitive du travail des enfants dans les mines et sites miniers artisanaux de cobalt", a souligné Mirimo.
Elle a indiqué que 91% des enfants identifiés dans les mines artisanales de cobalt ont déjà été retirés et réinsérés dans le système scolaire dans les provinces du Haut-Katanga et du Lualaba.
De son côté, Philippe Ngwala, coordinateur du Fonds social de la République, a précisé que le PABEA-Cobalt est le principal outil du gouvernement pour résoudre la problématique du travail des enfants dans les mines de cobalt. Le projet vise à sortir ces enfants des mines, à les réinsérer dans la société à travers l'enregistrement à l'état civil, l'éducation, les soins de santé et la conversion de leurs parents vers l'agri-business.
Ce projet s'inscrit dans le cadre de la célébration de la Journée internationale de l'enfant africain et de la Journée mondiale de lutte contre le travail des enfants.
Célestin Zeula