Selon le communiqué publié le 03 avril 2024 par la firme canadienne Ivanhoe Mines, le complexe cuprifère congolais Kamoa-Kakula a livré 86 203 tonnes de concentré de cuivre au premier trimestre 2024. Il s’agit d’une baisse d’environ 8% en glissement annuel. Cette diminution est attribuée à l'instabilité électrique qui a affecté les opérations minières dans la partie sud de la RDC.
Les interruptions fréquentes de courant électrique ont entraîné des retards dans la production et la transformation du minerai de cuivre en concentré, impactant ainsi les volumes livrés. Selon la compagnie, copropriétaire et opératrice de la mine, les précipitations anormalement élevées du premier trimestre ont conduit à l’obstruction des arrivées d’eau qui alimentent le barrage hydroélectrique d’Inga, un des fournisseurs énergétiques de Kamoa-Kakula. Pour limiter l’impact de cette situation sur la capacité de production de la mine, les responsables du complexe Kamoa-Kakula ont indiqué que des mesures d'urgence ont été mises en place pour atténuer les effets de ces perturbations, mais qu'il reste encore des défis à relever pour assurer une production continue et fiable.
« Depuis la mi-mars, une puissance supplémentaire de 15 MW est fournie à Kamoa-Kakula par le réseau zambien voisin. Cette alimentation supplémentaire a eu un effet positif notable sur la stabilité de l’alimentation des opérations de Kamoa-Kakula […]. D’ici à la fin de 2024, Kamoa-Kakula espère recevoir jusqu’à 100 MW via l’interconnexion zambienne », indique la compagnie.
Cette situation souligne l'importance pour les entreprises minières opérant dans des régions sujettes à des problèmes d'approvisionnement électrique de mettre en place des stratégies de gestion des risques pour minimiser l'impact de telles perturbations sur leurs activités.
À noter que malgré les difficultés rencontrées au premier trimestre, Ivanhoe, prévoit devenir la deuxième plus grande mine de cuivre au monde dans quelques années, en augmentant sa production de cuivre de 440 à 490 000 tonnes en 2024. Cette entreprise a fortement contribué à positionner la RDC comme le deuxième producteur mondial de cuivre en 2023, avec sa production de 393 551 tonnes l’année dernière.
Benjamin Nsapu