La firme américaine "KoBold" a annoncé en février la découverte d’un immense gisement de cuivre en Zambie. Alors qu’aucune estimation de ressources minérales ne vient encore appuyer cette information, le président zambien compte sur l’actif pour permettre à son pays de produire 3 millions de tonnes de cuivre d’ici 2030.
Dans quelques années, la troisième plus grande mine de cuivre au monde pourrait être celle de Mingomba en Zambie. C’est du moins ce qu’a affirmé le président Hakainde Hichilema dans une interview à Bloomberg, la semaine écoulée, précisant que l’actif piloté par l’américain KoBold Metals pourrait livrer annuellement 500 000 à 600 000 tonnes de cuivre.
« Ce ne sera pas seulement la plus grande mine de Zambie, mais aussi l’une des plus grandes mines du monde […]. Lorsque nous ouvrons de nouvelles mines comme celle-ci, cela signifie que nous nous rapprochons des trois millions de tonnes », a déclaré le chef de l’État, en référence à son objectif de porter la production annuelle de cuivre à 3 millions de tonnes d’ici 2030.
KoBold Metals est une start-up soutenue notamment par Jeff Bezos et Bill Gates, qui veut utiliser l’IA pour découvrir les minéraux essentiels à la transition énergétique, dont le cuivre. La compagnie a annoncé il y a quelques jours la découverte d’un immense gisement de cuivre sur le projet, le plus riche de la Zambie depuis un siècle. Pour le moment, aucune estimation de ressources minérales n’a été publiée par KoBold qui indique seulement qu’il faudrait environ 2 milliards $ pour construire une mine.
Pour rappel, l’actuelle plus grande mine de cuivre au monde est Escondida au Chili avec plus d’un million de tonnes par an. L’Indonésie abrite la deuxième plus grande mine avec plus de 700 000 tonnes en 2022. Quant au complexe Kamoa-Kakula en RDC, dont le potentiel est comparé au projet Mingomba, son propriétaire compte en faire la deuxième plus grande mine de cuivre au monde dans quelques années, avec une production estimée à plus de 800 000 tonnes. En 2024, la mine devrait livrer 440 et 490 000 tonnes de concentré de cuivre.
En somme, le possible surpassement de la Zambie par la RDC dans la production de cuivre présente à la fois des opportunités et des défis pour l'économie congolaise. Il sera crucial pour le gouvernement de mettre en œuvre des politiques efficaces pour maximiser les avantages économiques tout en minimisant les impacts négatifs sur l'environnement et les communautés locales.
Benjamin Nsapu