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La production du complexe de cuivre Kamoa-Kakula a connu une nette croissance de 18 % en 2023

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Un camion transportant les cathodes de cuivre. Photo d'illustration.
  • Mines

Premier producteur africain de cuivre, la RDC a vu ses performances progresser significativement ces dernières années, au point de ravir en 2022 le statut de troisième producteur mondial du métal rouge à la Chine. La mine Kamoa-Kakula, entrée en production en 2021, a fortement contribué à ces performances.

Le complexe congolais de cuivre Kamoa-Kakula a livré 393 551 tonnes de concentré de cuivre en 2023. C’est l’annonce faite le 8 janvier 2024 par son propriétaire canadien, Ivanhoe Mines qui précise qu’il s’agit d’une hausse de 18 % en glissement annuel, conformément à ses objectifs de produire au moins 390 000 tonnes.

Avec cette performance, Kamoa-Kakula s’installe surtout parmi les plus grandes mines de cuivre de RDC, poursuivant son chemin vers le statut de plus grande mine du pays et deuxième plus grande au monde dans quelques années. En 2024, Ivanhoe veut faire mieux, notamment avec la mise en service au troisième trimestre d’un troisième concentrateur pour le traitement. La nouvelle usine permettra à Kamoa-Kakula d’atteindre une production située entre 440 et 490 000 tonnes de concentré de cuivre cette année.

Pour rappel, le complexe Kamoa-Kakula est une coentreprise à parts égales entre Ivanhoe Mines et le chinois Zijin Mining, respectivement à 39,6 % d’intérêts. Le gouvernement congolais détient 20 % dans le projet, contre 0,8 % pour Crystal River Global Limited. À pleine capacité de production, Kamoa-Kakula devrait livrer plus de 800 000 tonnes de concentré de cuivre par an.

Benjamin Nsapu