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Coopération sino-congolaise : Les performances de SICOMINES S.A. vivement saluées (Communication)

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Photo d'illustration.

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Nouveau complexe diplomatique de la Chine en RDC, en fait le plus grand et le plus moderne probablement en Afrique centrale. Preuve d’une Chine qui croit dans ce pays. L'événement du jour est la conférence de presse de l'ambassadeur Zhao Bin avec comme invités quelques médias triés sur le volet. Pendant deux heures à peu près, diverses questions sont abordées au nombre desquelles, cela va de soi, celle la coopération sino-congolaise ayant pour fleuron mondialement reconnu la Sino-Congolaise des Mines S.A.

ETRE PRÉSENTE SUR CHAQUE CHANTIER EN CONSTRUCTION

De cette entreprise de droit congolais ayant pour actionnaires le Groupe Gécamines et le GEC (Groupement des Entreprises Chinoises), l'ambassadeur de la RPC en RDC retient parmi les réalisations en cours les Routes Nationales 1 et 20.

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En cette année 2025, SICOMINES S.A. assure le financement de ces RN sur une longueur totale de 800 km. Les voies concernées sont Nguba-Mbuyi Mayi (Lualaba-Kasaï Oriental), Kalamba-Mbuji (Kasaï Central), Mbuji Mayi-Kananga (Kasaï Oriental-Kasaï Central), Lac Makamba-Lusambo (Kasaï Central-Sankuru), Manterne-Tshela-Singini (Kongo Central), Ingudi-Idiofa (Kwilu) et, évidemment, les Rocades de Kinshasa, chantiers situés dans la partie Sud du pays en attendant la partie Nord.

Aucun de ces projets routiers n'est en retard de financement puisque SICOMINES S.A. assure sa part des responsabilités dans les délais convenus : mettre des fonds à la disposition des entreprises sélectionnées par le Gouvernement pour des chantiers désignés aussi par le Gouvernement. 

SANS INTERCONNEXION ROUTIÈRE, LE CONGO EST CONDAMNÉ À DISPARAÎTRE

La mission première confiée à cette entreprise par l'Autorité établie est l'interconnexion entre les 26 provinces congolaises. C'est autant vrai qu'il est aujourd'hui quasiment impossible de quitter Kinshasa par route pour atteindre d’un trait Lubumbashi ou même Mbuji-Mayi. 

Or, à l'époque coloniale, et même pendant les premières années de l'indépendance, il était possible de le faire. Pourtant, les routes étaient en terre battue. Il se raconte même qu'on pouvait couvrir cette distance avec des véhicules à carrosserie basse comme  Volkswagen, Fiat, Morris Minor. 

Puis après, plus rien. 

Les sources crédibles situent le début du déclin à partir de la zaïrianisation opérée en 1973 lorsque les nouveaux acquéreurs, particulièrement dans l'agro-industrie, commençaient à négliger les unités qui donnaient du travail aux cantonniers, métier aujourd'hui disparu, ou presque. L’agro-industrie se pratiquait avec du coton, du tabac, de l’hévéa, du bois, des huiles, de l’élevage, etc. Des activités qui nécessitaient la circulation automobile essentiellement par des routes de desserte agricole.  

Au final, impossible aujourd'hui de joindre Kisangani au départ de Kananga ; Mbandaka au départ de Kindu ou Banana au départ de Popokabaka ! 

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Pays déjà enclavé par rapport au littoral atlantique, le Congo a accentué au cours de ces quarante dernières années son enclavement entre provinces, voire entre territoires, si bien que la seule voie permettant d'aller d'un coin à un autre est la voie aérienne. 

A son époque, Henry Morton Stanley pouvait affirmer non sans raison : « Sans chemin de fer, le Congo ne vaut pas un penny ». Maintenant, on peut le déclarer haut et fort : « Sans interconnexion provinciale routière, le Congo est condamné à disparaître ». 

SICOMINES S.A. SE RETROUVE DANS UN PARTENARIAT STRATÉGIQUE AVEC LA RDC

C'est ici qu'il faut saisir la dimension véritable de la coopération sino-congolaise en matière d'infrastructures de voies de communication, principalement des routes. 

Les 800 km dont parle l'ambassadeur Zhao Bin sont pour l'année 2025. Or les besoins sont immenses au point de faire devenir SICOMINES S.A. premier bailleur de fonds dans ce domaine vital pour la RDC, avec cette particularité de l'autofinancement via l'exploitation minière. En d’autres mots, le Congo finance son propre réseau routier sur base des recettes tirées de l’exploitation de ses ressources en partenariat avec cette joint-venture. 

L'expertise chinoise en matière de construction et de financement des routes se fondant sur les performances de son réseau routier, il est tout à fait logique pour Kinshasa de s'en inspirer et de s'y appuyer. 

Pour édification, en 2020, la Chine avait près de 5,2 millions de km de routes ! En 2024, la longueur totale des routes rurales appelées en RDC « routes de desserte agricole » était autour de 4, 6 millions de km, facilitant ainsi le rapprochement entre populations. 

Quand on sait qu'il y a une quarantaine d'années, la Chine peinait à s'éveiller, chercher à bénéficier de son expertise est un devoir. 

En effet, les routes d'interconnexion entre provinces sont déterminantes dans la culture et dans la cohésion dans tout État respectable. Quand les populations ne savent pas se côtoyer faute de fréquentation, elles vivent en autarcie et s’isolent du développement. 

En acceptant la mission d’interconnecter les provinces congolaises par des routes, SICOMINES S.A. se retrouve dans un partenariat stratégique avec l'État dénommé RDC. 

Un tel partenariat, on ne le décourage pas. 

Au contraire, On le rassure. 

SICOMINES