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Sanctions américaines contre Joseph Kabila : Kinshasa considère la décision comme une avancée majeure dans la lutte contre l'impunité

Ancien Président de la RDC, Joseph Kabila Kabange
Ancien Président de la RDC, Joseph Kabila Kabange

Le gouvernement de la République démocratique du Congo a salué, jeudi 30 avril 2026, la décision des États-Unis d'imposer des sanctions ciblées contre Joseph Kabila. Cette mesure a été prise par le Département du Trésor américain, via l’Office of Foreign Assets Control (OFAC).

Selon le communiqué qui porte la signature du porte-parole du gouvernement Suminwa, Patrick Muyaya, ces sanctions visent l’implication présumée de l’ancien chef de l’État congolais dans l’agression menée contre la RDC par les Forces de défense rwandaises (RDF) et leurs alliés AFC/M23. Kinshasa considère cette décision comme une avancée majeure dans la lutte contre l’impunité.

En effet, ces mesures interviennent après celles prises le 2 mars 2026 contre des responsables militaires rwandais. Elles sont perçues comme un signal fort en faveur du respect de la souveraineté nationale et de la responsabilisation des acteurs impliqués dans la déstabilisation du pays.

"Au-delà de leur portée politique, les sanctions américaines ont également un impact opérationnel. Elles visent notamment à limiter les capacités de financement, de circulation d’avoirs et de soutien logistique susceptibles d’alimenter le conflit et de prolonger l’insécurité dans l’Est de la RDC", peut-on lire dans ce communiqué

Par ailleurs, la justice congolaise s’etait déjà prononcée sur le dossier de Joseph Kabila. L’ancien Président de RDC a été condamné pour des faits graves, notamment trahison, participation à un mouvement insurrectionnel, crimes de guerre et atteinte à la sûreté de l’État, en lien avec l’appui à des forces hostiles.

Par contre, le gouvernement Suminwa dénonce une situation sécuritaire toujours préoccupante dans l’Est du pays, marquée par des pertes en vies humaines, des déplacements massifs de populations et de graves violations des droits humains. Il réaffirme que la paix durable passe par la fin de l’impunité et la reconnaissance des responsabilités.

Il sied de notre que, les autorités congolaises ont exprimé leur reconnaissance à l’administration Trump pour cette décision, tout en appelant à des mesures similaires contre tous les acteurs impliqués dans l’instabilité régionale. 

Elles insistent sur le retrait immédiat des RDF du territoire congolais, conformément à la Résolution 2773 du Conseil de sécurité des Nations unies, et réaffirment leur engagement à œuvrer pour le rétablissement de la paix et de l’autorité de l’État sur l’ensemble du territoire national.

Céleste Z