Le prix du baril de pétrole, un des produits phare de la République démocratique du Congo (RDC), a enregistré une légère baisse au 11 septembre 2025, il s'établit à 66,5 USD. Cette diminution de 0,5 % par rapport à la semaine précédente, où le prix était de 66,9 USD, soulève des inquiétudes quant à l'impact économique sur un pays dont les finances dépendent largement des exportations de matières premières.
Selon la note de conjoncture économique de la Banque centrale du Congo (BCC), "cette baisse du prix du pétrole, représentant une chute de 10,6 % par rapport à fin 2024 et de 13,1 % en glissement annuel. La volatilité des prix des matières premières reste une réalité sur le marché international, et cette tendance pourrait continuer à affecter la stabilité économique de la RDC", peut-on lire dans cette note.
A en croire la même source, les fluctuations sur le marché du pétrole ne sont pas isolées. La période allant du 4 au 11 septembre a vu plusieurs variations des prix des matières premières, avec le baril de pétrole affichant une baisse continue. Ces changements ont un impact direct sur l'économie congolaise, notamment dans les secteurs miniers et agricoles, qui sont les principaux moteurs de l'exportation.
Par ailleurs, d'autres produits de première nécessité subissent également des variations de prix. Le riz, par exemple, a vu son prix fixé à 263,6 USD la tonne, affichant une baisse hebdomadaire de 1,1 %. Comparativement à fin 2024, le prix du riz a chuté de 14,9 %, illustrant une tendance générale à la baisse sur le marché des denrées alimentaires.
Concernant le blé et le maïs, les prix se sont établis respectivement à 192,1 USD et 155,5 USD la tonne. Alors que le blé a enregistré une baisse de 1,0 %, le maïs a connu une légère augmentation de 2,6 %. Cette hausse est attribuée à une demande mondiale soutenue, notamment aux États-Unis, pour l'alimentation animale et les biocarburants.
Il sied de souligne que, malgré la progression du prix du maïs sur douze mois de 5,2 %, celui du blé a quant à lui diminué de 5,3 %. Ces fluctuations des prix des matières premières révèlent une complexité dans la gestion économique de la RDC, mettant en lumière la nécessité d'une diversification des sources de revenus pour stabiliser l'économie face aux aléas du marché international.
Céleste Z