Les marchés internationaux des matières premières affichent des dynamiques contrastées, selon le dernier Baromètre d’observation publié par la Banque centrale du Congo (BCC). Alors que les prix du pétrole fléchissent, ceux de plusieurs métaux stratégiques poursuivent leur ascension.
Le baril de pétrole s’est établi à 66,22 USD, enregistrant une baisse de 2,4 % par rapport au 17 avril 2025. En glissement annuel, la chute atteint 11 % par rapport à décembre 2024. Cette tendance baissière est attribuée à une surproduction des pays membres de l’OPEP, certains ayant dépassé les quotas convenus, entraînant un excédent d’offre sur le marché mondial.
Hausse marquée du cuivre et du cobalt
À l’inverse, le cuivre poursuit sa progression. Son prix atteint désormais 9.390,70 USD la tonne, en hausse de 1,7 % sur une semaine et de 6,8 % depuis la fin 2024. Cette évolution est soutenue par des perturbations de l’offre, notamment des grèves et des régulations environnementales dans les pays producteurs, ainsi que par une demande soutenue, en particulier en Chine.
Le cobalt affiche également une dynamique haussière. Son prix s’élève à 33.668,30 USD la tonne, avec une progression hebdomadaire de 1,6 %. Depuis le début de l’année, ce métal stratégique a grimpé de 40 %, porté par la demande croissante liée aux technologies de la transition énergétique, notamment les batteries électriques.
L’or en léger recul, les produits agricoles en baisse
De son côté, l’or a légèrement fléchi, à 3.325,08 USD l’once, soit une baisse hebdomadaire de 0,4 %. Cette évolution s’explique par un recul de la demande pour l’or comme valeur refuge, dans un contexte d’apaisement des incertitudes autour de la politique monétaire de la Réserve fédérale américaine. Sur une base annuelle, l’or reste néanmoins en hausse de 26 %.
Les denrées agricoles connaissent également un mouvement baissier. Le riz se négocie à 292,98 USD la tonne (-1,5 %), le blé à 201,07 USD (-0,2 %) et le maïs à 176,47 USD (-0,5 %). Ces baisses s’expliquent par de bonnes récoltes mondiales et la reprise des exportations, notamment après la levée par l’Inde de son interdiction d’exporter du riz. Depuis décembre 2024, le riz et le blé ont chuté respectivement de 5,4 % et 0,7 %, tandis que le maïs affiche une hausse de 4,6 %.
Des implications pour l’économie congolaise
Ces évolutions confirment l’influence directe des facteurs mondiaux sur les marchés intérieurs. Pour un pays comme la RDC, fortement dépendant des exportations minières, la hausse du cuivre et du cobalt constitue une opportunité, tandis que la baisse du pétrole et de certaines denrées alimentaires pourrait alléger la facture d’importation.
Dans ce contexte, les autorités économiques et les opérateurs du secteur privé sont appelés à ajuster leurs stratégies pour faire face aux variations de plus en plus volatiles des marchés mondiaux.
Céleste Z.