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Flambée des prix à Kinshasa : les œufs coûtent deux fois plus cher qu'en 2023

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Depuis quelques semaines, les consommateurs de Kinshasa sont confrontés à une hausse vertigineuse des prix des œufs. Un produit de base, autrefois accessible à la majorité, devient de plus en plus difficile à se procurer.

Une augmentation spectaculaire

Jusqu'à l'année dernière, un œuf coûtait environ 350 francs congolais. Aujourd'hui, ce même œuf peut se vendre jusqu'à 700 francs congolais dans certains commerces. Le plateau de 30 œufs, qui se négociait à 7500 francs congolais, atteint désormais les 15000 francs congolais, voire plus au grand marché de l'Upn , dans la commune de Ngaliema

Les causes de la hausse

Plusieurs facteurs expliquent cette flambée des prix. La principale cause semble être une pénurie d'approvisionnement due à des perturbations dans la chaîne logistique. Les producteurs locaux du marché signalent des difficultés croissantes pour obtenir les aliments pour volailles, eux-mêmes soumis à des hausses de prix et à une disponibilité réduite.

Par ailleurs, les coûts de transport ont considérablement augmenté, exacerbés par la hausse des prix du carburant et les conditions routières difficiles. Les commerçants de l'UPN , confrontés à ces augmentations, répercutent naturellement ces coûts sur les consommateurs finaux.

" Je vends les oeufs depuis près de 20 ans , jamais il y a eu une telle augmentation des prix ... Là où nous nous approvisionnions , les prix ont également augmenté, nous étions obligés à notre tour de bouger nos prix au risque de vendre à perte" a fait savoir Clarisse Matondo , vendeuse au marché de l'Upn

Les Répercussions sur les ménages

Pour de nombreux foyers kinois, cette hausse des prix représente un véritable coup dur. Les œufs, source importante de protéines à coût relativement bas, étaient un aliment de base pour beaucoup. Désormais, certains ménages se voient contraints de réduire leur consommation, voire de renoncer totalement à cet aliment.

Mme Odette Mushila, une mère de famille vivant à quelques encablures du marché de l'UPN ,témoigne : 

 

"Nous consommions des œufs presque tous les jours. Maintenant, c'est devenu un luxe que nous ne pouvons plus nous permettre. Il faut trouver des alternatives moins chères pour nourrir la famille."

Face à cette situation préoccupante, la rédaction d'Ecomine.cd lance un appel aux autorités competented de prendre à bras le corps ce problème et de mettre mesures pour stabiliser les prix. Le ministère de l'Agriculture quant à lui à est appelé à subventionner les aliments pour volailles  pour pallier la pénurie.

Cependant, ces solutions prendront du temps à se mettre en place et à produire des effets. En attendant, les habitants de Kinshasa devront faire preuve de résilience et trouver des moyens de s'adapter à cette nouvelle réalité économique.

En sus, la hausse spectaculaire des prix des œufs à Kinshasa reflète une problématique plus large qui affecte l'ensemble de la chaîne alimentaire. Les solutions à court terme seront cruciales pour atténuer l'impact sur les ménages, mais des actions à long terme seront nécessaires pour assurer la stabilité et l'accessibilité des produits de première nécessité.

Lovic-Benjamin Nsapu