La République démocratique du Congo (RDC) a renforce sa position dans le secteur minier mondial en 2025, tout en faisant face à des défis sécuritaires et économiques majeurs.
Une production de cuivre en forte hausse
En 2024, la RDC a consolidé sa place de deuxième producteur mondial de cuivre, avec une production annuelle atteignant 2,8 millions de tonnes. Les exportations cumulées sur les neuf premiers mois de l'année ont atteint 2,35 millions de tonnes, soit une hausse de 17 % par rapport à la même période en 2023 .
Suspension temporaire des exportations de cobalt
Face à une surproduction mondiale et à la chute des prix du cobalt, l'Autorité de Régulation et de Contrôle des Marchés des Substances Minérales Stratégiques (ARECOMS) a annoncé en février 2025 une suspension de quatre mois des exportations de cobalt. Cette mesure vise à stabiliser le marché international et à adapter les modalités de production et d'exportation .
Zones minières classées « Rouge » en raison de l'instabilité
Le gouvernement congolais a déclaré plusieurs sites miniers des territoires de Masisi et de Kalehe comme zones « Rouge » en février 2025, en raison de leur occupation par des groupes armés, notamment le M23 soutenu par le Rwanda. Cette classification interdit toute exploitation, commercialisation ou exportation des minerais issus de ces zones, afin de couper les sources de financement des groupes armés .
Une richesse minérale stratégique
La RDC possède des réserves de minerais critiques estimées à 24 000 milliards de dollars, selon un rapport de la Banque mondiale. Ces ressources, essentielles pour la transition énergétique mondiale, attirent l'attention de nombreux acteurs internationaux, malgré les défis liés à la gouvernance et à la stabilité du pays.