La République démocratique du Congo (RDC) est le premier producteur mondial de cobalt, avec une production ayant dépassé les 170 000 tonnes en 2023. Le pays détient les plus grandes réserves mondiales de ce métal stratégique, estimées à environ six millions de tonnes, soit plus de la moitié des réserves globales, qui s’élèvent à 11 millions de tonnes.
L’Australie suit, avec des réserves estimées à 1,7 million de tonnes en 2024. Cette position stratégique confère à la RDC un rôle central dans l’approvisionnement mondial en cobalt, un élément essentiel aux technologies de transition énergétique.
Dans ce contexte, une délégation du Cadastre Minier (CAMI) de la RDC a été conviée à la 8e édition du Congrès annuel du Cobalt Institute, qui s’est tenue à Singapour du 14 au 15 mai 2025.
La délégation congolaise était conduite par le ministre Kizito Pakabomba, accompagné de Popol Mabolia, directeur général du CAMI. Ce dernier a présenté les récentes avancées de l’institution, notamment la digitalisation des titres et des carrés miniers dans le pays.
Cette initiative de modernisation vise à intégrer les technologies innovantes dans la gestion des ressources minières afin d’améliorer la transparence, l’efficacité et la traçabilité des opérations. Le CAMI entend ainsi renforcer la position de la RDC sur le marché mondial du cobalt, un minerai stratégique pour la transition énergétique.
Lors de son intervention, le directeur général Popol Mabolia a souligné l’importance de la formation des agents aux nouvelles technologies, déclarant que « la gestion du Cadastre Minier est désormais informatisée », avant d’insister sur la nécessité de disposer d’équipes capables de fournir des informations précises sur le terrain, notamment lors de l’attribution des carrés miniers.
Il a également lancé un appel aux investisseurs, les invitant à passer par le CAMI pour tout accès aux ressources minières du pays. Il a rappelé que « la RDC détient 70 % des réserves mondiales de cobalt », soulignant l’importance d’une gestion rigoureuse du cadastre afin d’aligner les objectifs gouvernementaux et d’optimiser l’exploitation des ressources.
Lors de ce congrès, le CAMI a réaffirmé son engagement à promouvoir un marché du cobalt plus équitable, durable et bénéfique pour le développement de la RDC. Les discussions ont porté sur les grands défis du secteur, notamment l’éthique dans les chaînes de valeur, l’impact environnemental, et la nécessité d’une collaboration renforcée entre les pays producteurs et les utilisateurs.
Ce forum international a permis au CAMI de valoriser ses initiatives et de renforcer sa visibilité sur la scène mondiale, tout en plaidant pour une gestion responsable et durable des ressources en cobalt.
Céleste Z.