À un peu plus d'une semaine de la rentrée scolaire 2024-2025 fixée le 2 septembre prochain en RDC, les prix des fournitures scolaires connaissent une hausse vertigineuse en l'espace d'une semaine.
Le paquet de cahiers de 100 pages qui se négociait à 7000Fc se vend à 10.000 FC au marché Matadi-Kibala dans la commune de Mont-Ngafula sur la Nationale N°1.
Quelques parents rencontrés sur place se plaignent de cette hausse, indiquant que, c'est devenu une coutume qui échappe aux autorités compétentes.
« Je suis arrivé depuis 11 h ici à Matadi-Kibala. Je n'arrive pas jusqu'ici à terminer les achats, car, les prix des fournitures scolaires ont pris de l'ascenseur. Il y a trois jours, j'ai acheté un paquet de cahiers de 100 feuilles pour ma fille aînée à 7 000 FC. Je reviens au même endroit, il se négocie à 9 000 Fc. Je cherche à faire de mon mieux par rapport à mon budget, mais je n'y arrive vraiment pas. C'est déplorable », s'est indigné Franklin, la quarantaine révolue, père de 4 enfants.
Béatrice, mère de 2 filles, toutes deux élèves, a exprimé exaspération affirmant qu'il s'agit d'un désordre qui se déroule sous l'œil impuissant des inspecteurs commis à cette tâche.À l'en croire, ces derniers ne sont plutôt intéressés qu'aux taxes qui leur profitent, oubliant qu'ils sont également là pour réguler les prix.
« Ce qui m'étonne, c'est le fait que les inspecteurs qui font la ronde du marché pour s'enquérir des prix des biens vendus sont incapables d'arrêter cette spéculation qui laisse à désirer. Regardez comment chaque vendeur fixe les prix des fournitures scolaires comme bon lui semble sous leur barbe. Ces vendeurs sont mal habitués. Ils ont toujours haussé les prix de ces biens à l'approche de chaque rentrée scolaire sans être inquiétés.
Aucune politique préventive des gouvernants qui, du reste, sont informés de tout ce qui se passe. Ce qui intéresse les inspecteurs commis au contrôle des prix, c'est de savoir si les vendeurs paient des taxes. Ils passent à côté de leur travail. Et c'est grave ! », a-t-elle déclaré.
Tous nos efforts consentis pour avoir le son de cloche des vendeurs se sont révélés vains. Ils se sont abstenus de tout commentaire, nous regardant avec dédain.
Les autorités compétentes devraient s'impliquer pour veiller à ce que les prix des fournitures scolaires ne connaissent aucune spéculation à la veille de la prochaine rentrée scolaire pour endiguer cette tare devenue systématique.
Ecomine.cd