Le prix du filet de 25 kg d'oignons passe de 87.000 FC à 90.000Fc, au marché Matadi-Kibala, soit une dépréciation d'1.08 dollar américain.
Celle-ci a impacté le prix de la botte d'oignons de 500 FC qui se négocie actuellement à 1000 FC au grand dam des acheteurs qui se plaignent de cette majoration vertigineuse en l'espace d'une semaine.
À en croire, Tabitha Kalonda, vendeuse d'oignons au marché Matadi-Kibala, les acheteurs ne cessent de s'indigner de cette hausse de prix au point de la gronder sans comprendre les réalités de la conjoncture.
" Je suis vendeuse d'oignons, ça va faire plus d'une dizaine d'années dans ce marché de Matadi-Kibala. Les acheteurs n'arrêtent pas de me demander de justifier cette majoration en l'espace d'une semaine. Je m'évertue à leur faire comprendre, mais sans succès. La marge bénéficiaire étant de moins de 1000 FC, je ne sais pas maintenir le prix de la botte à 500 FC au risque d'affecter mon capital.
Les ravitailleurs en
provenance du Kongo-Central justifient cette majoration par des tracasseries persistantes sur la national N°1, indiquant qu'ils mettent beaucoup de temps pour acheminer la marchandise à Kinshasa et sont soumis à une augmentation des frais de péage", a-t-elle déclaré à notre reporter.
Christine Labila, acheteuse au marché Matadi-Kibala, s'indigne de cette majoration, estimant qu'il est anormal de constater une hausse de plus d'un dollar en l'espace d'une semaine seule.
" Finalement, nous ne nous comprenons plus rien dans cette ville de Kinshasa. Vous dormez et vous vous réveillez avec des prix qui changent de manière spectaculaire. La vie est devenue très difficile, nous ne savons plus à quel seing se vouer.
C'est triste !", a-t-elle argué.
Cette dernière appelle le ministère de l'Économie à intensifier le contrôle des prix sur le marché pour ne pas favoriser la spéculation.
Ginette Kalume, acheteuse également, renseigne que le quartier Matadi-Kibala dans la commune de Mont-Ngafula, a l'un des marchés où les prix sont changeants sans aucune interpellation des vendeurs.
Plus d'un déplorent la hausse des prix des denrées de première nécessité au marché Matadi-Kibala durant le premier trimestre de l'année en cours, appelant les inspecteurs du ministère de l'Économie à s'y pencher au risque de sacrifier le petit peuple.
Ecomine.cd