Depuis dimanche 31 décembre, le prix du litre du carburant à Kisangani, chef-lieu de la province de la Tshopo, a connu une chute significative. En effet, le litre d’essence, qui atteignait auparavant des sommets allant jusqu’à 20 000 voire 22 000 FC, se négocie désormais entre 4 500 FC et 6 000 FC chez les revendeurs locaux, communément appelés Kadhafi.
Cette baisse de prix s’explique par l’approvisionnement des stations-service suite à l’arrivée d’un bateau pétrolier envoyé par le gouvernement central. La gouverneure de la province, Madeleine Nikomba Sabangu, a souligné que cette rareté du carburant était principalement due à la dégradation avancée de la Route nationale n°4, rendant difficile l’acheminement du carburant dans la région.
Les effets de cette baisse de prix se font ressentir dans différents secteurs de la vie quotidienne des habitants de Kisangani. Par exemple, le coût des courses en moto, qui étaient souvent élevées, a considérablement chuté.
Auparavant, une course courte pouvait atteindre jusqu’à 5.000 FC, désormais les tarifs sont revenus à des niveaux plus abordables, variant entre 500 et 1.000 FC.
Cette baisse du prix du carburant est donc une véritable bouffée d’air pour les habitants de Kisangani. Elle permet de réduire les dépenses liées au transport et favorise ainsi une plus grande mobilité économique dans la région. De plus, elle offre également des perspectives d’amélioration pour les petits commerçants et les travailleurs qui dépendent du secteur du transport pour leurs activités.
Il est à espérer que cette situation perdurera dans le temps et que les autorités mettront en œuvre des mesures visant à maintenir un approvisionnement régulier en carburant dans la province de la Tshopo. Une meilleure infrastructure routière serait également nécessaire pour garantir un acheminement efficace et constant des ressources essentielles.
Benjamin Nsapu