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Pénurie du carburant à Kinshasa : à la base, le manque de paiement des subventions des pétroliers par l’Etat (source)

Station service
Photo d'illustration.
  • Prix

De nombreux conducteurs à Kinshasa se plaignent d'avoir dû faire de longs trajets pour trouver du carburant, en particulier de l'essence depuis presque 4 jours. Cette situation se remarque depuis dimanche 26 novembre dans plusieurs communes de la capitale congolaise.

« Toutes les stations Total vendent à la fois de l'essence et du gazole. Cependant, chez Engen, seulement le gazole est disponible dans certaines stations. Dans plusieurs autres stations les réserves d’essence sont épuisées », constate le reporter d’Ecomine.cd.

Plusieurs stations-services ne vendent pas à l’instar de Cobil car, jusque-là, non ravitaillées. Une situation à la base des pertes énormes pour ces entreprises.

Ce que pensent les pétroliers 

Le président de l'Association des pétroliers privés de la RDC, Emery Mbatshi Bope, a réagi en affirmant que le gouvernement doit respecter ses engagements en comblant adéquatement les pertes et les manques des pétroliers, tels que décidés dans la composition des prix des produits pétroliers. Cela permettra de mettre fin aux perturbations qui affectent l'approvisionnement de ce produit stratégique. 

Selon lui, l'État n'a pas payé régulièrement ses subventions depuis plus de deux ans, ce qui empêche les pétroles de se réapprovisionner en temps voulu.

En rappel, pour faire face à la flambée des prix du pétrole à l’échelle international et la variation des paramètres qui entrent en compte dans la fixation des prix des produits pétroliers, le gouvernement congolais avait décidé de prendre en charge une partie du coût du litre de carburant  à la pompe pour préserver le pouvoir d’achat des consommateurs . A Kinshasa, l’État rajoute 1200 francs congolais sur les  2995 que paye le Congolais pour chaque litre de carburant à la pompe. Cette mesure permet de maintenir les prix d’autres produits et services susceptible de subir les répercussions du coût du carburant.

Le gouvernement de la République démocratique du Congo avait promis de payer le manquer à gagner dû aux sociétés pétrolières afin de protéger le pouvoir d’achat des Congolais à travers la politique de subvention des prix du carburant à la pompe. C’est ce qu’avait annoncé le samedi 5 août 2023, le ministre de l’Economie nationale, Vital Kamerhe. Rien n'est fait jusque-là.