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Prix de l’or : de 99,34 à 103,32 USD le gramme, une hausse de 4,01 % en une semaine

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Lingots d'or.
  • Mines

Le prix du gramme d’or a connu une progression notable sur les marchés internationaux, atteignant 103,32 dollars américains au cours de la semaine du 21 au 26 avril, contre 99,34 dollars la semaine précédente. Cette hausse de 4,01 % a été annoncée par la Commission nationale des mercuriales, selon les données consultées par notre rédaction.

Métal précieux emblématique de la République démocratique du Congo (RDC), l’or confirme ainsi une dynamique positive amorcée en début d’année, avec des hausses successives de 0,79 % en janvier et de 3,20 % en février. Après une période de relative stabilité à 85,42 USD, le métal jaune semble regagner en valeur, porté par les tensions sur les chaînes d’approvisionnement et les mouvements de la demande mondiale.

Cette tendance haussière s’inscrit dans un contexte plus large où d’autres ressources minières affichent également des performances variables. Le cuivre, par exemple, a vu son prix grimper à 9 108,55 dollars la tonne, en hausse de 2,70 %. À l’inverse, le cobalt et le zinc enregistrent des replis, dessinant un tableau globalement contrasté du marché des matières premières.

Malgré cette embellie ponctuelle, le secteur minier congolais reste confronté à d’importants défis. En 2022, la production d’or brut s’est repliée à 29 498,09 kg, soit une baisse de 6,12 % par rapport à 2021. Les exportations ont suivi la même trajectoire, chutant de 31 839,12 kg à 28 306,26 kg, entraînant une perte significative tant en volume qu’en valeur.

Parmi les autres produits miniers, le tantale se distingue par une certaine stabilité, son prix étant maintenu à 227 dollars. Toutefois, la volatilité persistante des marchés pourrait continuer à peser sur la consommation et les investissements dans un pays où les ressources naturelles représentent une part essentielle de l’économie.

Si la remontée du cours de l’or peut être perçue comme un signal encourageant, elle ne saurait occulter les fragilités structurelles du secteur minier congolais. Dans un environnement aussi incertain, la nécessité d’une diversification économique s’impose plus que jamais pour réduire la dépendance aux matières premières et favoriser un développement durable.

Céleste Z