Le Parlement de la République démocratique du Congo a validé le projet de loi de finances pour l'exercice 2026. Comme l'Assemblée nationale, le Sénat a adopté le texte lors d'une séance plénière qui s'est tenue le lundi 15 décembre 2025. Cette approbation marque une avancée vers la promulgation de ce qui sera effectivement la loi de finances pour l'année 2026 par le Chef de l'État, Félix Antoine Tshisekedi.
Présidée par Jean-Michel Sama Lukonde, président de la chambre haute du Parlement, la séance a également permis l'adoption du rapport de la Commission Économie, Finances et Bonne Gouvernance (ECOFIN-CB). Ce rapport souligne les priorités stratégiques du gouvernement pour l'avenir, sous la direction de la Première ministre Judith Suminwa.

Le budget 2026 s'élève à 54 335,7 milliards de francs congolais, soit environ 22 milliards de dollars américains. Cela représente une augmentation de 17 % par rapport à l'exercice précédent, reflétant ainsi la volonté du gouvernement de renforcer les bases économiques et sociales du pays.
Priorités stratégiques et secteurs clés
Les priorités du budget 2026 sont axées sur plusieurs domaines cruciaux, notamment la sécurité nationale, la consolidation de la paix et l'amélioration des salaires des agents de l'État. Parmi les investissements majeurs, on retrouve également les infrastructures scolaires, sanitaires et de transport.

Avec une allocation de 11 972 milliards CDF, le secteur des affaires économiques est le principal bénéficiaire du budget. Les fonds seront principalement alloués à l'agriculture, aux infrastructures et à l'énergie, en ligne avec les ambitions du gouvernement.
Cette orientation vise à stimuler la croissance économique et à favoriser la création d'emplois, tout en renforçant l'industrialisation du pays. Le gouvernement affirme ainsi son engagement à améliorer les conditions de vie des Congolais.
Trajectoire budgétaire et objectifs fiscaux
Le projet de loi de finances s'inscrit dans une trajectoire budgétaire triennale dirigée par le vice-Premier ministre Adolphe Muzito. Cette stratégie prévoit une augmentation progressive de la pression fiscale, visant à atteindre 15 % d'ici 2028.
Cette dynamique permettra à l'État de financer des secteurs prioritaires, notamment la défense et la sécurité, ainsi que l'amélioration des rémunérations des agents publics. Une enveloppe d'au moins 5 milliards USD est prévue pour ces objectifs d'ici 2030.
Le développement des infrastructures, quant à lui, devrait bénéficier de plus de 15 milliards USD sur les cinq prochaines années, conformément aux engagements du Président de la République, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo.

Indicateurs macroéconomiques et prévisions
Le budget 2026 a été réajusté lors de la deuxième revue du programme FEC avec le Fonds monétaire international (FMI). Il repose sur des indicateurs macroéconomiques essentiels, tels qu'un taux de croissance du PIB projeté à 5,3 % et un taux d'inflation moyen de 4,4 %.
Le taux de change moyen est estimé à 2 467,0 FC/USD, tandis que le PIB nominal devrait atteindre 109 milliards USD. Ces chiffres témoignent d'une volonté de stabiliser l'économie congolaise face aux défis régionaux et mondiaux.
Il convient de noter que l'adoption du budget 2026 par le Sénat représente une étape importante pour la République démocratique du Congo. Les priorités définies devraient permettre de répondre aux enjeux économiques et sociaux du pays, tout en renforçant la capacité de l'État à financer ses projets essentiels pour la population congolaise.
Céleste Z