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Santé publique en RDC : 2 % sur les importations pour équiper les hôpitaux et moderniser les soins

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Roger Kamba, ministre de la Santé publique, Hygiène et Prévention.

Le gouvernement de la République démocratique du Congo (RDC) franchit une étape décisive dans sa stratégie de financement durable du secteur de la santé. À compter de ce mois de juillet 2025, une nouvelle taxe de 2 % sera appliquée sur la valeur des marchandises importées, à l’exception des produits agricoles et alimentaires, afin de renforcer les capacités du système sanitaire national.

L’annonce a été faite par le ministre de la Santé publique, Hygiène et Prévention, Dr Roger Kamba, lors d’une intervention sur les ondes de Top Congo FM, mardi 1er juillet. Selon lui, cette mesure vise à mobiliser des ressources propres et prévisibles pour améliorer l’accès aux soins, moderniser les infrastructures hospitalières et renforcer les plateaux techniques à travers le pays.

« Cette taxe sera perçue sur l’ensemble des marchandises importées en RDC. Les fonds générés permettront de financer l’acquisition d’équipements médicaux modernes, la réhabilitation des hôpitaux et le renforcement des capacités des professionnels de santé », a précisé le ministre.

Les recettes issues de cette taxe seront versées à la Caisse de promotion de la santé, nouvellement instituée, et gérées par la Direction Générale des Douanes et Accises (DGDA). Le mécanisme prévoit un transfert intégral des fonds vers un compte spécial dédié au financement du secteur de la santé.

Une première en RDC

Il s’agit d’une initiative inédite dans l’histoire du pays. En misant sur une fiscalité affectée spécifiquement à la santé, le gouvernement entend combler les déficits structurels du secteur et faire face aux multiples défis : sous-équipement chronique, manque de personnel qualifié, inégalités d’accès aux soins, etc.

Cette réforme s’inscrit dans une dynamique de transformation du système de santé congolais, en lien en matière de couverture sanitaire universelle. Le ministère espère que cette taxe permettra non seulement de renforcer les capacités hospitalières, mais aussi d’instaurer une plus grande équité territoriale dans l’offre de soins.

En instaurant ce mécanisme, la RDC suit l’exemple d’autres pays africains qui ont adopté des taxes similaires pour financer la santé publique, avec des résultats probants à moyen terme.

Lovic-Benjamin Nsapu