Après avoir salué la relance de la patrouille financière annoncée début mars 2025 par le Président de la République, Félix Antoine Tshisekedi, la Coordination des Organisations de la Société Civile engagées dans la Lutte contre la Corruption dans les Finances Publiques (COSOC-LCC) a appelé l’Inspection Générale des Finances (IGF) à procéder à un audit des comptes de toutes les entreprises et établissements publics.
L’objectif de cet audit est de s'assurer que la gestion des fonds et biens publics pendant la période de suspension de la patrouille financière a été conforme aux principes de bonne gouvernance.
Appel à des poursuites judiciaires en cas d’irrégularités
Dans cette optique, la COSOC-LCC recommande que les dossiers des responsables impliqués dans d’éventuelles irrégularités soient transmis aux parquets compétents pour engager des poursuites judiciaires.
Cette prise de position est contenue dans un communiqué officiel de la coordination, publié le mercredi 16 avril 2025, dont une copie est parvenue à notre rédaction.
« Suspendue pendant neuf mois, la patrouille financière de l’IGF reste une initiative essentielle pour garantir une gestion adéquate des fonds publics en République démocratique du Congo », indique le document.
Un contrôle indispensable
En effet, durant la période de suspension, plusieurs responsables d’entreprises et d’établissements publics ont pu gérer les ressources sans le contrôle habituel de l’IGF, ce qui a potentiellement favorisé des malversations.
« Ce dispositif de contrôle mis en œuvre par l’IGF est indispensable pour assurer une gestion rigoureuse et transparente des fonds et biens publics dans notre pays. En son absence, les entreprises publiques ont fonctionné sans garde-fous », souligne encore le communiqué.
Recommandations pour une meilleure transparence
La COSOC-LCC insiste également sur la nécessité de préserver l'intégrité des fonds alloués aux Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) et aux groupes d’autodéfense Wazalendo. Elle appelle notamment la Première ministre à soutenir les efforts de l’IGF en matière d’audit, pour renforcer la transparence dans l’utilisation des ressources publiques, en particulier dans le cadre de l’effort de guerre.
Enfin, la coordination exhorte les entreprises et établissements publics à coopérer pleinement avec l’IGF pour garantir une gestion rigoureuse des fonds publics, notamment durant les mois où la patrouille financière était suspendue.
Céleste Z