L'Association Africaine de Défense des Droits de l'homme (ASADHO) que dirige Jean-Claude Katende, exprime son inquiétude face à des allégations de corruption au sein de la Société Nationale d'Électricité (SNEL) concernant l'importation d'énergie électrique pour les entreprises minières du Lualaba et du Haut-Katanga.
Depuis 2014, la SNEL aurait importé de l'électricité sans déclarations douanières, enfreignant ainsi les articles 389 et 394 du Code douanier.
C'est ce que révèle cette association via un communiqué de presse dont une copie est parvenue à notre rédaction le jeudi 15 août 2024.
En effet, des investigations menées par l'ASADHO révèlent que les entreprises concernées auraient réglé les montants dus à la douane, mais que la SNEL n'a pas transféré ces fonds à la Direction Générale des Douanes et Accises (DGDA). Malgré les efforts de la DGDA réclamant ces droits, la SNEL a demandé au ministre des Finances que le recouvrement des sommes dues soit dirigé contre elle, soulignant ainsi une possible complicité.
"La DGDA a récemment adressé une lettre à la SNEL, lui réclamant près de 939 millions de dollars, incluant des amendes. Face à l'incapacité manifeste de la SNEL à régler cette somme, l'ASADHO dénonce un réseau de détournement au sein de l'entreprise", peut-on lire dans ce communiqué.
C'est dans cette optique que l'ASADHO appelle la justice congolaise à se saisir de cette affaire pour identifier et sanctionner les responsables, qu'ils soient encore en fonction ou non.
Céleste Z