L'ancien vice-premier ministre et ministre de l'Économie nationale, Vital Kamerhe, est accusé d'avoir procédé à des licenciements abusifs de plus de 500 agents du Cadre Permanent de Concertation Économique (CPCE), un organe important de dialogue entre le gouvernement, le secteur privé et la société civile.
Selon un communiqué signé conjointement par l'Observatoire de la Dépense Publique (ODEP) et la Synergie des Organisations Syndicales et Sociales, ces licenciements auraient été effectués sans préavis et ont été motivés par des considérations politiques plutôt que professionnelles.
Ces organisations affirment que Vital Kamerhe aurait nommé à ces postes des militants de son parti politique, l'UNC, ainsi que des membres de sa famille et de son entourage.
Le personnel licencié accuse également 5 mois d'arriérés de salaires, aggravant leur situation précaire. Ces organisations de la société civile exigent l'annulation immédiate de ces licenciements et le retour sans condition des agents licenciés.
"Au regard de ces faits, l'Observatoire de la Dépense Publique et la Synergie des
Organisations Syndicales et Sociales exigent l'annulation des arrêtés de licenciement, le retour sans condition des agents licenciés abusivement et privés de leurs salaires par Monsieur Kamerhe ainsi qu'un audit du cadre permanent de concertation économique", rapporte le communiqué.
Cet incident soulève des questions importantes sur la transparence et l'équité des pratiques de gestion des ressources humaines au sein du ministère de l'Économie nationale.
Célestin Zeula