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Émoluments des députés nationaux : Florimond Muteba contredit Vital Kamerhe

Image d'illustration.
Chambre basse du parlement.

La récente déclaration du président de l'Assemblée nationale, Vital Kamerhe, sur les émoluments mensuels des députés nationaux lors de la clôture de la session de mars a suscité une vive réaction de Florimond Muteba, président de l'Observatoire de la dépense publique (ODEP).

Vital Kamerhe a soutenu que l'émolument d'un député national est fixé à 5 000 dollars américains par mois. Cependant, Florimond Muteba conteste fermement cette déclaration, affirmant que le véritable salaire s'élèverait plutôt à environ 9 000 dollars, tandis que celui d'un sénateur atteindrait 11 000 dollars. Florimond Muteba explique que ces émoluments comprennent, entre autres, des "frais spéciaux d'intervention et de recherche", ce qui fait grimper le salaire d'un député jusqu'à 21 000, voire 33 000 dollars par mois.

" Comme nous l'avons dit précédemment, les émoluments des députés nationaux sont d'environ 9 000 dollars et ceux des sénateurs atteignent 11 000 dollars. Les intérêts comprennent, entre autres, des frais spéciaux d'intervention et de recherche, ce qui permet notamment de payer les primes lors des commissions de contrôle. C'est ce qui fait grimper le salaire d'un député à 21 000, voire 33 000 dollars par mois", a déclaré Florimond Muteba.

Et d'ajouter :

"Les paroles de Vital Kamerhe reflètent de bonnes intentions, mais pour les concrétiser, il faut un collectif budgétaire. Il faut donc changer ce qui est inscrit dans la loi de finances 2024. La loi ne se change pas par des paroles, ce sont de bonnes intentions, mais pas la réalité, car la réalité se traduit par la modification de la loi de finances de 2024. L'ODEP conteste les propos de Vital Kamerhe.

Pour appuyer ses dires, Florimond Muteba a promis de présenter, ce lundi 17 juin 2024, des preuves à la presse. Il estime qu'il serait plus approprié de procéder à un collectif budgétaire, c'est-à-dire un budget rectificatif, afin de modifier ce qui est inscrit dans la loi des finances 2024 concernant la rémunération des élus.

La controverse autour des émoluments des élus nationaux a toujours soulevé des questions importantes sur la transparence et la gestion des deniers publics en RDC.


Célestin Zeula