Malgré les défis persistants, la République Démocratique du Congo (RDC) a réalisé des progrès remarquables dans l'amélioration de la gestion de ses finances publiques au cours des derniers mois. Selon les données de la Banque Centrale du Congo (BCC), les recettes publiques ont atteint 1.356,3 milliards de francs congolais (CDF) au 16 mai 2024, témoignant des efforts concertés du gouvernement pour renforcer le système fiscal et douanier.
Cette performance s'inscrit dans une volonté de rendre la gestion financière publique plus transparente et inclusive.
En effet, les régies financières ont mobilisé 1.031,1 milliards de CDF, soit 75,2% des prévisions, grâce à des mesures visant à élargir l'assiette fiscale et à améliorer le recouvrement des recettes. Cette tendance positive devrait se poursuivre avec les paiements attendus du premier acompte provisionnel de l'impôt sur les bénéfices et profits.
Au-delà des chiffres, c'est surtout la structure des recettes qui illustre cette volonté de réforme.
Les recettes issues des impôts directs et indirects (646,1 milliards de CDF) dominent désormais celles provenant des recettes douanières (265,4 milliards) et de la parafiscalité (119,5 milliards). Cette évolution reflète les efforts pour diversifier les sources de financement et impliquer davantage les citoyens dans l'effort fiscal.
Du côté des dépenses, le gouvernement a fait preuve de rigueur avec des décaissements de 1.130,2 milliards de CDF, dont 641,8 milliards pour le fonctionnement des institutions et ministères. La maîtrise des dépenses de personnel, à hauteur de 52,1 milliards de CDF, témoigne également de cette volonté de rationaliser l'utilisation des fonds publics.
Au-delà des chiffres, ces performances financières constituent un levier essentiel pour soutenir le développement économique et social de la RDC. Elles reflètent la détermination des autorités à moderniser la gestion des finances publiques et à impliquer davantage les citoyens dans ce processus.
Célestin Zeula