En plus de l’accord « mines contre infrastructures » qui verra la Chine investir près de 7 milliards $ dans les infrastructures essentiellement routière, grâce à la revisitation de la Convention de 2008, la RDC cherche à mobiliser d’autres investissements vu l’envergure du plan de développement du réseau routier national annoncé comme un programme structurant pour réduire les disparités sociales.
La primature de la République démocratique du Congo a annoncé la signature d’un accord de financement, pour un montant non dévoilé, avec la Banque sud-africaine de développement. Le financement vise à réaliser des infrastructures routières dans le cadre du Programme de développement local des 145 territoires.
L’accord signé en marge de la Conférence internationale Mining Indaba 2024 porte notamment sur la construction de routes de desserte, en vue de faciliter l’accessibilité des zones à fort potentiel agricole.
« L’investissement dans les infrastructures routières sera une action salvatrice pour contribuer à la connectivité des provinces et au désenclavement des territoires afin de diversifier l’économie nationale et de créer une chaîne de valeur, notamment dans le secteur agricole », précise le communiqué de la primature.
Le Programme de Développement local des 145 territoires initié par le gouvernement congolais en octobre 2021 est destiné à réduire les disparités en matière d’infrastructures sociales de base, en l’occurrence pour les populations vivant en milieu rural. Le volet infrastructures de transport du projet intègre en dehors de l’aménagement des routes rurales, la construction près de 444 ouvrages d’art, dont plusieurs ponts.
Actuellement, le projet est dans sa phase 2 réévaluée en novembre 2023 à 1,25 milliard USD, contre 260 millions USD initialement prévus. Selon le ministère congolais du Plan, cet ajustement à la hausse de l’investissement permettra de réhabiliter 40 000 km, contre 20 000 km prévus dans les plans de base.
Benjamin Nsapu