Moïse Katumbi, candidat à l'élection présidentielle prévue en décembre 2023, a présenté lundi 13 novembre son programme présidentiel intitulé « une alternative pour un Congo uni, démocratique, prospère et solidaire ». Ce programme est évalué à 141,5 milliards de dollars pour son premier quinquennat.
A travers une série d’actions, Katumbi ambitionne de rebâtir progressivement un Etat congolais fort, fiable et stable et restaurer son autorité ainsi que sa crédibilité à l’intérieur du pays comme à l’extérieur du pays. A cet effet, l’ancien gouverneur du Katanga compte allouer 11,3 milliards $ au secteur de la défense dont 7,1 milliards $ en dépenses courantes et 4,2 milliards $ en dépenses d’investissements. Les dépenses courantes représentent une moyenne annuelle de 1,4 milliards $ et constituent une augmentation de 56% par apport à l'actuel budget qui est 899,4 millions $.
Selon Katumbi, cette répartition budgétaire permettra à la nation congolaise de «… bâtir une armée républicaine composée d'unités disciplinées, plus rationalisées, plus mobiles, plus professionnelles, mieux équipées et respectueuse des droits de l'homme afin de rétablir la paix et l'autorité de l'État sur l'ensemble du territoire national », renseigne ledit programme.
Concrètement, les dépenses courantes qui représentent 7,1 milliards de dollars américains seront assignées à la formation de dix brigades d'intervention rapide à déployer dans les provinces du Nord-Kivu, Sud-Kivu et en Ituri ainsi qu'à l'augmentation de la solde des militaires et des fonds des ménages.
« Les dépenses d'investissement, elles, serviront à la construction de trois bases militaires dans les provinces susvisées afin d'abriter ces brigades qui seront chargées non seulement de protéger les populations mais aussi de redynamiser les économies locales à travers leur participation dans les agropoles », peut-on lire dans ce programme.
Rappelons qu’en République Démocratique du Congo, les élections sont prévues au mois de décembre prochain. Le président de la Commission électorale nationale indépendante (CENI), Dénis Kadima a fait savoir, lundi 13 novembre, que le gouvernement doit à la centrale électorale une part restante de 30% pour achever tout le processus de financement. Ce qui représente une somme d’à peu près 300 millions USD. Le gouvernement n’a pas encore répondu à la déclaration du président de la CENI.
Samyr LUKOMBO