La ministre de l’Environnement, Développement Durable et Nouvelle Économie du Climat, Marie Nyange Ndambo, a, lors du conseil des ministres du vendredi 02 janvier 2025, présenté une note d’information en deux parties. La première concerne le transfert de technologies à travers la signature et l’installation d’un Centre de démonstration dédié à la technologie Juncao en République démocratique du Congo (RDC).
La technologie Juncao repose sur l’utilisation de graminées spécifiques pour cultiver des champignons comestibles et médicinaux. Elle permet également de produire des aliments pour animaux, des engrais organiques, de l’énergie biomasse et des matériaux biologiques, tout en contribuant à la protection de l’environnement. Ce projet s’inscrit dans le cadre de la coopération sino-congolaise, où des experts congolais ont été formés à cette technologie.
Un partenariat a été établi avec le Centre de Recherche en Technologie et Industrie de Juncao de l’Université d’Agriculture et Foresterie de Fujian (FAFU). Pour la mise en place du Centre à Kinshasa, un fonds a été alloué, sous réserve de la signature d’un accord officiel entre la Chine et la RDC. Ce Centre nécessitera une concession d’environ 10 hectares, incluant des laboratoires et des infrastructures modernes.
Pour ce faire, la ministre Marie Nyange Ndambo a recommandé au gouvernement congolais de solliciter officiellement le gouvernement chinois pour finaliser le partenariat d'État à État. Elle a également proposé de mandater une mission pour conclure les accords avec le Centre de Recherche de FAFU et de soutenir l’installation du Centre à Kinshasa, qui pourrait s’étendre progressivement à 145 territoires.
La signature de cet accord permettra à la RDC de rejoindre les seize pays africains et plus d’une centaine d’autres nations ayant déjà adopté la technologie Juncao. Ce projet représente une opportunité significative pour le développement durable du pays.
Le second volet de la note concerne l’évaluation du Décret n°23/123 du 19 décembre 2023, qui suspend la perception de la TVA et des droits de douane sur les matières et biens issus du recyclage des déchets plastiques en faveur de la société OKPLAST Sarl. Cette évaluation vise à déterminer la pertinence du renouvellement de ces dispositions.
Il est important de souligner que la Commission ad hoc mixte a rendu un avis technique favorable, soulignant que le renouvellement contribuerait à la réduction de la pollution plastique et à la création d’emplois. Le conseil des ministres a décidé de présenter ces questions sous forme de dossiers lors de la prochaine réunion pour permettre des délibérations sur ces enjeux importants.
Céleste Z