La ministre de l'Environnement et du Développement Durable, Eve Bazaïba compte sur la taxe carbone et les redevances écologiques afin de contribuer au budget de l'État congolais pour les cinq prochaines années.
Pour elle, son ministère peut arriver jusqu'à 14% de budget. C'est ce qu'elle a fait savoir à nos confrères d'Environews TV.
" Désormais les privés sauront par exemple qu' en dehors de la taxe de pollution, ils doivent payer la taxe carbone, les éco-redevance. Tous ceux dont les déchets de leurs produits sont non biodégradables et qui vont exiger un effort de plus à l'État pour leur transformation dans le cadre de l'économie circulaire doivent payer la taxe carbone parce que le Gouvernement a besoin de moyens pour l'économie circulaire", a indiqué, Eve Bazaïba.
L’instauration de la taxe dite "taxe carbone" en RDC, fait partie de 10 mesures proposées par la ministre de tutelle en vue de redresser la contribution du secteur de l’environnement et développement durable au budget de l’État et permettre au pays d’atteindre la neutralité d’ici à 2050.
Le Gouvernement Suminwa a attribué 5% de son budget quinquennal au secteur de l'environnement et du développement durable.
La taxe carbone est une taxe environnementale sur les émissions de dioxyde de carbone, le gaz à effet de serre qui contribue le plus au forçage radiatif d'origine anthropique, qu'elle vise à réduire, dans le but de contrôler le réchauffement climatique.
Cette taxe, en faisant payer les pollueurs à proportion de leurs émissions, vise à modifier leurs comportements et à orienter leurs achats et leurs investissements. Elle est le plus souvent appliquée " en amont ", sur les énergies fossiles.
Sa répercussion sur les produits finaux augmente leur prix proportionnellement aux émissions de dioxyde de carbone engendrées par leur production et/ou leur utilisation, favorisant ainsi les produits induisant le moins d'émissions.
Gloire BK