L'envoyée spéciale du Chef de l'Etat Congolais pour la nouvelle économie du climat, Stéphanie Mbombo, a échangé avec différents experts, mercredi 20 mars 2024 à Kinshasa, sur des stratégies à adopter pour l'optimisation du marché carbone en République démocratique du Congo.
Ce cadre d'échange a eu comme objectif de débattre de l'organisation générale, de la structuration et des réformes envisageables afin de maximiser les profits dans ce secteur émergent.
L'importance de cette démarche réside dans la vision de faire de la nouvelle économie du climat l'un des principaux leviers financiers des recettes publiques nationales.
"Par mon mandat à orientation économique, j'ai réuni des experts, afin de travailler sur l'organisation générale, la structuration, les réformes possibles : l'optimisation du marché carbone en RDC.
Maximiser les profits dans ce secteur pour faire de la Nouvelle Economie du Climat, un des principaux leviers financiers des recettes publiques nationales", a écrit Stéphanie Mbombo via son compte X (ex-Twitter).
Il sied de souligner que la République démocratique du Congo (RDC) bénéficie d’un important potentiel pour les projets de crédits carbone, en particulier pour la déforestation évitée. Les crédits carbone offrent l’opportunité de promouvoir des pratiques durables, de réduire les émissions de gaz à effet de serre (GES), de générer des bénéfices économiques pour le pays et de produire des co-bénéfices sociaux.
Les crédits-carbone : qu’en est-il exactement ?
Il existe deux principaux phénomènes qui permettent d’atteindre les objectifs climatiques: 1) la réduction des émissions de gaz à effet de serre et 2) la séquestration du carbone par ce qu’on appelle des “puits de carbone” (forêts, sols, océans, etc.).
Pour encourager ces deux phénomènes, une des solutions est d’avoir recours à un mécanisme de financement de projets permettant d’éviter des émissions de gaz à effet de serre ou de séquestrer du carbone: c’est le mécanisme des crédits carbone.
En achetant des crédits-carbone sur le marché volontaire, les individus et les entreprises peuvent investir dans des projets d’efficacité énergétique, de reforestation ou d’énergies vertes, qui contribuent à réduire l’impact des activités humaines sur le climat.
Tout porteur de projet de réduction ou de séquestration d’émissions de gaz à effet de serre, peut recevoir, sur le marché volontaire, des « crédits carbone » selon le standard de certification utilisé. Un crédit carbone fonctionne comme un certificat attestant que ledit projet a bien évité ou séquestré une tonne de dioxyde de carbone équivalent (tCO2e).
Les crédits carbone sont des unités que possède le porteur de projet. Si ce dernier réduit les émissions de gaz à effet de serre de son projet, la vente de ses crédits peut, in fine, financer son projet.
Pour pouvoir valablement prétendre aux mécanismes existants de valorisation des émissions évitées, une procédure rigoureuse doit donc être mise en place impliquant des évaluations précises.
Célestin Zeula