Dans le cadre du contrôle citoyen pour de la bonne gouvernance des Finances publiques, l'Observatoire de la Dépense Publique (ODEP) et l'Association Africaine de Défense des Droits de l'Homme (ASADHO) ont, dans une conférence de presse tenue ce mardi 5 mars, appelé à des poursuites judiciaires contre "les congolais impliqués dans la mauvaise gestion des concessions forestières." Les deux organisations font référence aux personnes identifiées dans le rapport de l'Inspection générale des finances (IGF) sur les concessions forestières en RDC.
"L'ODEP et l'ASADHO, organisations congolaises engagées dans la bonne gouvernance des finances publiques et la protection des droits humains exigent que les Ministres et aux autres agents publics identifiés par l'Inspection Générale des Finances, dans son rapport relatif au contrôle de la légalité des allocations et de cession des concessions forestières et des droits dus au trésor public par des exploitants forestiers, en 2020, soient interpellés par la justice", renseigne le communiqué de presse conjoint.
Se basant sur le rapport de l'IGF, quatres faits sont retenus à charge des personnes impliquées dans la mauvaise gestion des concessions forestières dont les droits de l'État non perçus de 2014 à 2020 chiffrés à 10.869.949 USD et le refus d'octroyer les concessions forestières par adjudication conformément à la loi. Pendant 18 ans, c'est l'octroi des concessions de gré à gré qui a été utilisé, favorisant ainsi la corruption à grande échelle.
Recommandations
Faisant suite à ces faits, l'ASADHO et l'ODEP recommandent auu Président de la République d'Impulser la justice pour qu'elle donne effets aux rapports de contrôle lui transmis par l'IGF particulièrement le rapport relatif au contrôle de la légalité des allocations et de cession des concessions forestières et des droits dus au trésor public par des exploitants forestiers, en 2020, soient interpelés par la justice.
Aussi, d'engager la justice à poursuivre tous les anciens ministres en charge de l'environnement qui se sont compromis dans la gestion des forêts; sur la période contrôlée par l'IGF.
Au Procureur Général près la Cour de cassation de, les deux ONG l'exhorte d'engager des poursuites judiciaires contre toutes les personnes reprises dans le rapport de l'IGF sur les concessions forestières, quels que soient leurs rangs et ou leurs appartenances politiques, régionales ou familiales.
Notons qu'il est important d'impliquer les communautés locales et les organisations de la société civile dans la surveillance et la protection des forêts. Leur engagement en faveur de la préservation de l'environnement est un atout précieux dans la lutte contre la mégestion des concessions forestières.
Benjamin Nsapu