Dans son 101ème manuel de Congo Challenge du mois de septembre, publié le 10 octobre 2025, dénommé évolution de la situation économique et politique en République démocratique du Congo. Dans ce document, les projections sur la croissance économique du Fonds monétaire international font parties des sujets analysé.
En effet, Le Fonds Monétaire International (FMI) a récemment publié ses projections pour la croissance mondiale, s'élevant à 3,0 % en 2025 et atteignant 3,1 % en 2026. Ces chiffres reflètent une résilience inattendue, en grande partie grâce aux anticipations entourant de nouveaux tarifs américains. Ces tarifs ont non seulement stimulé la production, mais ont également favorisé les échanges internationaux. L'amélioration des conditions fiscales et la dépréciation du dollar jouent également un rôle significatif dans cette dynamique.
Cependant, ces éléments mettent en lumière l'inefficacité des tarifs et l'impact des déséquilibres budgétaires sur la monnaie américaine. Bien qu'ils soutiennent temporairement l'activité économique, un ralentissement de la consommation est perceptible dans certaines grandes économies avancées. La situation demeure donc complexe, oscillant entre des signes positifs et des défis persistants.
Les prévisions pour les économies avancées indiquent une croissance de 1,5 % en 2025, avec une légère révision à la hausse de 0,1 point pour 2026. Aux États-Unis, des tarifs moins élevés que prévu ont conduit à une estimation de croissance révisée à 2,0 % pour 2026. Ce regain d'optimisme est également alimenté par des investissements robustes dans le secteur technologique.
Perspectives régionales : des contrastes marqués
Dans les autres grandes économies avancées, la croissance devrait ralentir à 1,6 % en 2025, avant de rebondir à 2,1 % en 2026. Ce ralentissement s'explique par l'appréciation de leurs monnaies, qui atténue les effets des conditions financières favorables. Les nouvelles mesures tarifaires, notamment sur les pièces détachées automobiles et l'acier, devraient également peser sur l'activité économique.
Parallèlement, des pays comme le Japon bénéficient d'un dynamisme d'investissement dans les technologies avancées. En revanche, la zone euro fait face à une consommation atone, particulièrement en France et en Italie. Cette disparité des performances économiques souligne la nécessité d'une attention particulière aux contextes régionaux.

Les économies émergentes et en développement, quant à elles, affichent une croissance projetée de 4,1 % en 2025, avec une légère baisse à 4,0 % en 2026. La Chine devrait connaître une croissance de 4,8 %, soutenue par une activité dynamique et la réduction des droits de douane avec les États-Unis. Toutefois, des tensions commerciales pourraient freiner cette progression.
Défis et vulnérabilités à l'horizon
l'Inde, pour sa part, maintient une croissance stable de 6,4 % sur les deux années, profitant d'une demande intérieure forte et d'investissements publics stratégiques. D'autres économies émergentes, comme le Brésil et la Turquie, affichent des résultats variés en fonction de facteurs conjoncturels, mais ces soutiens pourraient s'atténuer à moyen terme.
En Afrique subsaharienne, la croissance est estimée à 4,0 % en 2025, portée par la reprise des investissements et la résilience de la demande intérieure. Cependant, cette dynamique reste menacée par des chocs externes, tels que la volatilité des matières premières et des défis structurels.
Les perspectives économiques mondiales demeurent fragiles, soumises à de multiples menaces, notamment l'escalade des tensions commerciales et les incertitudes géopolitiques. L'intensification des barrières tarifaires pourrait freiner l'innovation et exacerber les inégalités, rendant le chemin de la croissance encore plus complexe.
Il est important de préciser que, bien que les prévisions du FMI offrent des lueurs d'espoir, la vigilance reste de mise face aux défis persistants qui pourraient affecter la stabilité économique mondiale.
Céleste Z