La Première ministre, Judith Suminwa, fait de la diversification économique une priorité majeure de l’action gouvernementale. Dans un contexte marqué par une instabilité sécuritaire persistante — où les dépenses militaires, humanitaires et diplomatiques dominent l’agenda — les coûts de fonctionnement des institutions pèsent lourdement sur le budget de l’État. Cette situation complique l’atteinte des objectifs fixés dans le Programme d’Actions du Gouvernement.
C’est dans ce cadre que, lors de la 43ᵉ réunion du Conseil des ministres, tenue le vendredi 9 mai 2025 à la Cité de l’Union africaine sous la présidence du Chef de l’État Félix Antoine Tshisekedi, la cheffe du gouvernement a réaffirmé la nécessité urgente de renforcer la résilience de l’économie nationale.
Judith Suminwa a souligné que « les secteurs stratégiques tels que l’agriculture, la pêche et l’élevage doivent être au cœur de cette diversification ». Elle a également mis l’accent sur l'importance du désenclavement des zones rurales, condition essentielle au développement de ces secteurs clés.
Ces préoccupations sont déjà prises en compte dans le Programme de Développement Local des 145 territoires (PDL-145T), ainsi que dans le programme du ministère du Développement rural. Celui-ci propose des initiatives concrètes, telles que l'amélioration des voies navigables et des routes de desserte agricole, en vue de faciliter l'accès des producteurs aux marchés.
Dans cette dynamique, la Première ministre a présidé, le 7 mai 2025, une réunion du Comité de Conjoncture Économique. Elle y a examiné les conditions nécessaires à l’élaboration rapide d’un programme d’action minimum, destiné à convertir les résultats macroéconomiques positifs en bénéfices concrets pour la population.
Elle a ainsi confié à la Commission Économie, Finances et Reconstruction (ECOFIRE) la mission de définir des actions prioritaires, assorties d’une stratégie de financement claire, à la hauteur de l’urgence accordée aux dépenses sécuritaires.
Les conclusions de cette démarche sont attendues lors de la prochaine réunion du Comité de Conjoncture Économique. Elles seront ensuite soumises au gouvernement, en vue d'une mise en œuvre rapide, dans l’objectif d’améliorer concrètement les conditions de vie des Congolais face aux défis actuels.
Céleste Z.