Lors de sa 41e réunion hebdomadaire tenue à la Cité de l’Union africaine sous la présidence du Chef de l’État, Félix Tshisekedi, le gouvernement congolais a adopté six projets de loi clés visant à renforcer le développement économique, numérique et institutionnel du pays.
Présentés par la vice-ministre des Finances, O’Neige N’SELE Mimpa, ces textes marquent une avancée significative dans les efforts de modernisation de l’État congolais.

Parmi les mesures phares, figure un protocole de crédit de 100 millions d’euros signé avec l’Agence Française de Développement (AFD), destiné à financer un projet d’appui à la transformation numérique. Ce programme ambitieux prévoit notamment le déploiement de près de 10 000 kilomètres de fibre optique, la création d’une infrastructure publique numérique et la formation de professionnels congolais aux compétences numériques avancées. Environ 30 millions de personnes devraient bénéficier d’un meilleur accès à Internet.
Un second projet de loi autorise la ratification d’un accord de crédit de 400 millions de dollars (n° IDA 7602-ZR) conclu avec l’Association internationale de développement. Il s’inscrit dans le cadre d’un vaste programme de numérisation inclusive dans l’Est et le Sud de l’Afrique, visant à améliorer la connectivité, renforcer les compétences digitales et moderniser les services publics numériques, tels que l'identification en ligne et les paiements électroniques.
Autre initiative adoptée : le Projet Ville Durable Boma, soutenu par un financement de 40 millions d’euros. L’objectif est d’améliorer la résilience de cette ville côtière face au changement climatique, tout en renforçant son attractivité économique et sa gouvernance. Le projet met un accent particulier sur l’inclusion des femmes et des jeunes, ainsi que sur la participation citoyenne.
Sur le plan institutionnel, plusieurs réformes administratives ont été validées. Un décret modifiant le cadre de la dépense publique vient affiner les procédures de comptabilisation, notamment en matière de dette et de trésorerie. Ces ajustements visent une meilleure transparence et efficacité dans la gestion des finances publiques.
Par ailleurs, un nouveau règlement clarifie les conditions de désignation et de recrutement des comptables publics, en alignement avec les normes de la fonction publique. Des critères liés à l’âge et à la qualification y sont désormais mieux définis.
Enfin, le gouvernement a approuvé une réforme du décret encadrant la Direction Générale de la Dette Publique (DGDP), afin de renforcer ses capacités d’analyse, d’opérationnalité et de conseil. Ce texte consacre également le rôle centralisateur de la DGDP dans la gestion de l’endettement public, en vue d’une meilleure maîtrise des finances de l’État.
Avec ces projets de loi, la RDC franchit une nouvelle étape vers sa transformation numérique et sa modernisation économique. Des avancées qui devraient avoir des impacts durables sur la croissance, la transparence budgétaire et l’inclusion sociale.
Céleste Z