Le vice-Premier ministre, ministre de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba, a souligné l'importance de réformer les missions de contrôle des opérateurs économiques en République démocratique du Congo, lors de la 21e réunion du Conseil des ministres, le vendredi 8 novembre 2024, à Kinshasa.
Daniel Mukoko Samba a affirmé que:
"ces missions doivent redevenir des instruments de régulation, visant à assurer une concurrence équitable, plutôt que des outils d'abus". Cette déclaration marque une volonté claire du gouvernement de restaurer la confiance entre l'administration et les acteurs économiques.
Pour atteindre cet objectif, le ministère de l’économie nationale a mis en place un ensemble de mesures visant à renforcer le cadre de coordination des missions de contrôle. Parmi ces initiatives, une supervision renforcée a été instaurée pour garantir que les contrôles respectent les normes établies. De plus, une évaluation post-opérationnelle des équipes de contrôle sera réalisée afin d'assurer l'efficacité et la transparence des missions.
Mukoko Samba a également mis en avant le droit au contradictoire, permettant aux opérateurs de contester les infractions qui leur sont reprochées. Cette mesure vise à protéger les droits des acteurs économiques et à prévenir d'éventuels abus de la part des contrôleurs. Une attention particulière sera accordée à la collecte et au traitement des plaintes des opérateurs, afin d'identifier et de sanctionner toute dérive.
Dans le cadre de cette réforme, le ministère de l’économie a également entrepris de sensibiliser les opérateurs économiques. Plus de 2 000 exemplaires d'un vade-mecum sur le contrôle économique ont été diffusés à la Fédération des Entreprises du Congo (FEC), afin d'informer ses membres sur les objectifs et modalités des contrôles, facilitant ainsi leur collaboration avec les équipes de contrôle.
Enfin, pour moderniser le système de contrôle économique, le ministère a développé une application informatique dénommée « TALC », conçue par des jeunes Congolais. Cette application permettra une surveillance en temps réel des pratiques commerciales et des flux économiques.
Elle inclut un module mobile pour les enquêteurs, facilitant la collecte de données sur le terrain, ainsi qu'une plateforme dédiée aux opérateurs économiques pour leur permettre de soumettre directement des informations sur leurs stocks et prix, conformément à la législation en vigueur. Ces avancées technologiques devraient contribuer à améliorer la transparence et l'efficacité du contrôle économique en RDC.
Céleste Z