Le président de la République démocratique du Congo (RDC), Félix Tshisekedi, a lancé un appel fort pour rompre avec la dépendance à l'exportation des matières premières. Dans un contexte où les économies africaines sont souvent tributaires des exportations brutes, il a plaidé en faveur d'une transformation systématique des ressources naturelles sur le continent.
Cet appel a été formulé lors du 23ème sommet des chefs d’État et de gouvernements du marchécommunn de l’Afrique orientale et australe (COMESA), qui s'est tenu le jeudi 31 octobre 2024 à Bujumbura, au Burundi. Le thème du sommet était :
« Accélérer l'intégration régionale par le développement des chaînes de valeur dans l'agriculture résiliente au climat, l'exploitation minière et le tourisme»
Tshisekedi a souligné l'importance de bâtir des chaînes de valeur permettant de transformer les richesses africaines sur place. Selon lui, cette approche est essentielle non seulement pour renforcer l'économie, mais aussi pour créer des emplois et fournir aux jeunes les outils nécessaires pour façonner l'avenir de l'Afrique. Il a insisté sur la nécessité d'un changement de paradigme, affirmant que la prospérité du continent dépend d'une intégration régionale plus forte.
Le président congolais a également évoqué la richesse inestimable de son pays en ressources minières et agricoles. Il a proposé d'utiliser ces atouts comme levier pour une "prospérité commune", en intégrant ces ressources dans des chaînes de valeur régionales.
Un tel réseau de partenaires serait crucial pour se prémunir contre les fluctuations du marché mondial et favoriser une économie plus résiliente. Cependant, Félix Tshisekedi a averti que la dépendance à l'importation de matières premières peut engendrer des problèmes économiques, sociaux et environnementaux. C'est pourquoi il a plaidé pour la diversification et la transformation locale des ressources, soulignant que cela constitue la clé d’un développement durable.
Il a également rappelé que la gestion des ressources doit se faire dans le contexte des enjeux liés au changement climatique. Ce sommet a mis l’accent sur l’intégration régionale à travers le développement de chaînes de valeur dans des secteurs clés tels que l’agriculture, l’exploitation minière et le tourisme.
Cette initiative, si elle est mise en œuvre avec rigueur, pourrait transformer les défis actuels en opportunités de développement pour les pays africains, tout en respectant les impératifs écologiques.
Céleste Z