Lundi 30 septembre 2024, le Vice-Premier ministre et ministre du Plan et de la Coordination de l'Aide au Développement, Guylain Nyembo, a accueilli une délégation de la Banque Mondiale, dirigée par Albert Zeufack, Directeur des Opérations pour la RDC, l’Angola, le Burundi, et Sao Tomé & Principe. Cette rencontre s'inscrivait dans le cadre des discussions autour du Projet Grand INGA, un projet énergétique majeur pour la République Démocratique du Congo.
Les échanges ont porté sur les étapes clés à venir pour la réalisation du barrage INGA 3, avec un accent particulier sur le développement local dans la province du Kongo-Central et sur les compétences techniques nécessaires pour mener à bien ce projet ambitieux. La réforme institutionnelle du secteur de l’énergie en RDC a également été abordée, notamment le rôle central que doit jouer la Société Nationale d’Électricité (SNEL) en tant que prestataire de services, afin d'attirer les investissements privés indispensables à la concrétisation du projet.
Un soutien affirmé de la Banque Mondiale
Albert Zeufack a confirmé que le Président Félix Tshisekedi avait sollicité l’appui de la Banque Mondiale pour structurer le financement de ce projet stratégique. « La Banque Mondiale a pour mission de rassembler les partenaires du développement et de mobiliser le secteur privé, ainsi que les différentes branches de la Banque, telles que la Société Financière Internationale (SFI) et l'Agence Multilatérale de Garantie des Investissements (MIGA), afin de soutenir la mise en œuvre du barrage INGA 3 », a-t-il expliqué.
Zeufack a également annoncé que la Banque Mondiale préparait un programme multiannuel d’un milliard de dollars pour contribuer au financement du projet. Les discussions avec les partenaires financiers et les pays intéressés avancent de manière positive, selon le Directeur des Opérations.
Avec une capacité de production estimée à 44 000 mégawatts, le barrage INGA 3 pourrait devenir le plus grand barrage hydroélectrique au monde, fournissant de l’électricité à une grande partie du continent africain. Le coût total du projet est évalué à 14 milliards de dollars, et sa réalisation promet de transformer non seulement le secteur énergétique de la RDC, mais aussi l'économie du pays en attirant des investissements internationaux massifs. Ce projet pourrait également catalyser un développement durable à long terme, stimulant ainsi la croissance économique et l'intégration régionale.
Le projet INGA 3 représente une opportunité majeure pour la RDC, qui aspire à devenir un pôle énergétique pour l’Afrique et un acteur clé dans la transition vers les énergies renouvelables.
Ecomine.cd