La République démocratique du Congo fait face à une inflation préoccupante, dont 60 % est causée par certains produits importés, selon un communiqué du ministère du Commerce extérieur, du dimanche 11 août 2024. Ce phénomène, qualifié d'« inflation importée », soulève des inquiétudes quant à la santé économique du pays.
Le rapport du ministère de l'Économie nationale, présenté lors du Conseil des ministres, souligne que des articles tels que les bières, les boissons gazeuses, les carreaux, les faïences et la chaux sont principalement responsables de cette situation. Cependant, il est précisé que le jus importé n'est pas concerné par ces restrictions temporaires.
La RDC, avec ses neuf frontières et ses relations commerciales actives, respecte les règles établies par l'Organisation mondiale du commerce et est membre de plusieurs Communautés économiques régionales, telles que la SADC et la CEEAC. Le pays a également adhéré à la Zone de Libre Échange Continentale Africaine (ZLECAF), ce qui témoigne de son engagement envers un commerce équitable.
Dans ce contexte, le gouvernement met en avant le potentiel de l'industrie nationale, qui commence à se réveiller, créant ainsi des emplois et des richesses pour les Congolais. Les autorités espèrent que cette dynamique contribuera à réduire la dépendance aux importations.
Concernant les relations commerciales avec la Zambie, un accord bilatéral signé en 2015 prévoit des mécanismes de protection pour l'industrie locale et des modalités de règlement des différends. Cela souligne la volonté des deux pays de renforcer leur coopération tout en soutenant leurs économies respectives.
En somme, la RDC est à un tournant nécessaire où il est nécessaire de trouver un équilibre entre les importations et le développement de la production locale pour maîtriser l'inflation et assurer une croissance économique durable.
Céleste Z