La cérémonie commémorative du génocide congolais pour des gains économique "GENOCOST" a eu lieu ce vendredi 02 août à Kisangani, chef-lieu de la province de la Tshopo. Une ville où des milliers de Congolais ont été massacrés en 2000, lors de la guerre de six jours entre les armées rwandaise et ougandaise.
Pour Carbone Beni, activiste pro-démocratie, cette commémoration ne devrait pas se limiter "aux fastes symboliques des dépôts des gerbes de fleurs et aux rhétoriques souverainistes creuses sans perspectives d’actions politiques, citoyennes et diplomatiques proportionnelles aux énormes dommages subi par la nation congolaise des décennies durant".
Dans un message adressé à la nation, il relève que trois décennies durant, la RDC compte "plus de 10 millions de morts, battant le triste record de la seconde guerre mondiale et devenant par ce fait, le plus long et grand cimetière de l’humanité en perpétuation".
La RDC va mal !
L'insécurité grandissante en RDC préoccupe Carbone Beni. Il déplore l'occupation par des forces négatives d'une bonne partie des territoires de la République démocratique du Congo.
" À ce jour, une bonne partie de notre territoire national échappe au contrôle de l’Etat depuis plus de trois ans. L’action gouvernementale censée rassurer le peuple, à défaut de résoudre cette crise est inefficace, inadaptée et traduit somme toute, l’incapacité de nos autorités à surmonter cette situation alors que les responsables directs et indirects de cette nouvelle agression Rwando-Ougandaise sont connus", déplore-t-il.
Il accuse les régimes rwandais et ougandais d'être à la base des événements macabres réalisés en RDC.
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En perspective de faire éviter à la RDC les événements macabres du GENOCOST, Carbone Beni appelle les autorités publiques à se rappeler que les responsabilités qui sont les leurs ne sont nullement des privilèges mais des charges.
"Les « escarmouches » qui se multiplient causant au quotidien des déplacés, des viols, des massacres et des pillages systématiques des nos richesses sans qu’aucune action politique d’envergure ne soit entreprise constituent pour nous une lâcheté et s’apparente à une complicité tacite. Elles seront comptables devant le tribunal de l’histoire et la sentence sera sévère", peut-on lire dans son message.
À la communauté internationale, il rappelle "qu'en matière de paix et de justice, il n’y a pas une hiérarchisation de race ni de peuple. Dieu n’a créé qu’une seule race, c’est la race humaine ! Tôt ou tard, le peuple congolais finira un jour par se prendre en charge et savoir se choisir ses alliés tenant compte de ses intérêts", dit-il.
Notons que le 2 août marque le début de la deuxième guerre du Congo, également appelée guerre mondiale africaine. Ce jour-là, en 1998, la rébellion banyamulenge connue sous le nom de Rassemblement congolais pour la démocratie (RCD) a attaqué la ville de Goma avec le soutien du Rwanda et de l'Ouganda. C'était le début du conflit le plus meurtrier depuis la Seconde Guerre mondiale.
Plus de 6 millions de personnes ont été tuées et des millions de Congolais ont été victimes de viols systématiques, de mutilations et d’autres formes de violences. Bien que ce conflit ait officiellement pris fin en 2003, des Congolais continuent d’être tués, enlevés et violés par des milices dans l’est du Congo.
Ecomine.cd