La RDC fait des progrès significatifs dans la gestion de ses finances publiques, comme en témoignent les chiffres récemment publiés par la Banque centrale du Congo (BCC). Au 12 juillet 2024, les dépenses publiques, y compris le service de la dette, se sont élevées à 602,0 milliards de CDF, soit un taux d'exécution de 22,4 %.
Fait notable, la situation financière de l'État affiche un excédent de trésorerie de 234,5 milliards de CDF sur une base annuelle cumulée. Cette performance s'explique par des recettes qui atteignent 13.271,8 milliards de CDF, contre des dépenses de 13.037,4 milliards.
Cependant, lorsque l'on tient compte des arriérés de paiement des organismes publics à la BCC et que l'on exclut les dons budgétaires, le solde de l'État serait en réalité déficitaire de 269,9 milliards de CDF. Cela souligne la nécessité pour le gouvernement de poursuivre ses efforts de mobilisation des ressources intérieures et de gestion rigoureuse des dépenses.
Sur le plan monétaire, la BCC a maintenu son dispositif instrumental de politique monétaire, avec une forte ponction de liquidité via l'émission de bons BCC. Cela a permis de préserver un niveau élevé de liquidité bancaire, comme en témoigne l'absence d'opérations sur le guichet des prêts à court terme depuis le début du mois.
En cumul annuel au 12 juillet 2024, le volume d'opérations sur le guichet des facilités permanentes a atteint 5.220,0 milliards de CDF, contre un niveau exceptionnel de 21.569,7 milliards l'année précédente. Cette baisse reflète une amélioration de la gestion de la liquidité par la BCC.
Ces résultats positifs en matière de finances publiques et de politique monétaire témoignent des efforts consentis par les autorités congolaises pour assainir les finances de l'État et maintenir la stabilité macroéconomique, des éléments essentiels pour soutenir la reprise économique et le développement de la RDC.
Céleste Z