ACTUALITE

ECONOMIE

ENVIRONNEMENT

ENQUETES

CORRUPTION

Dépréciation du franc congolais : Félix Tshisekedi instruit le Gouvernement de réévaluer des mesures prises en juillet dernier

Image
Image d'illustration.

Le président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi a, au cours du deuxième conseil des ministres du Gouvernement Suminwa tenu, vendredi 21 juin, appelé l'Exécutif national à réévaluer urgemment toutes les mesures prises en juillet 2023 pour stabiliser le taux de change en RDC. Ce, face à la dépréciation du franc congolais par rapport au dollar américain.


"Aux grands maux, les grands remèdes", dit-on. Le chef de l'État voudrait à tout prix que les lignes puissent bouger sur le  terrain en ce qui concerne la stabilité du taux de change de la monnaie locale.

"Le président de la République a demandé à la Première ministre, aux membres du Gouvernement en charge des questions économiques et financières ainsi qu'à la gouverneure de la Banque Centrale du Congo en collaboration avec son cabinet de procéder urgemment à la réévaluation des mesures prises le 17 juillet 2023 pour stabiliser le taux de change en y ajoutant si nécessaire des mesures supplémentaires pour enrayer cette spirale négative afin que le social des congolais soit relevé ", dit le compte rendu de la réunion.


Felix Tshisekedi a rappelé aux membres du Gouvernement qu'au stade actuel, "l'économie de la RDC est fortement dollarisée, et que le comportement du franc congolais face au dollar américain a un impact immédiat sur le panier de la ménagère congolaise".

Parmi ces mesures prises en juillet 2023, il y a notamment :

La poursuite par la Banque centralee du Congo des interventions vigoureuses et régulières sur le marché de change en mettant à la disposition de celui-ci les devises étrangères prélevées notamment sur les réserves de change ;

La gestion rigoureuse des Finances Publiques par notamment la limitation des dépenses publiques à celles qui sont prioritaires et essentielles en privilégiant la procédure normale de la chaîne de la dépense publique ; l'interdiction du paiement des dépenses publiques en espèce au guichet de la Banque Centrale du Congo ;

L'encadrement par le secteur bancaire des opérations de change effectuées par les bureaux de change qui doivent être compatibles avec leurs capacités réelles ; le renforcement des mesures de rapatriement des devises et la concertation entre la Banque Centrale du Congo et les opérateurs du secteur minier pour le rachat éventuel d'une quotité de devise ainsi rapatriée et autres.

Les Congolais ont du mal à nouer les deux bouts du mois, rapportent plusieurs observateurs.
La hausse vertigineuse des produits de première nécessité à Kinshasa et sur l'ensemble du territoire national frappe de plein fouet les populations.

Gloire BK