La Société d’entreposage des produits pétroliers (SEP) a récemment annoncé la suspension de ses activités le soir et le week-end, ce qui a entraîné des perturbations dans l'approvisionnement régulier des stations-service. Depuis le mardi 23 avril, cette mesure a compliqué la circulation automobile dans la ville à certaines heures.
La décision de la SEP de suspendre ses activités découle de difficultés de trésorerie. La société pointe du doigt plusieurs clients, dont le gouvernement, qui n'ont pas respecté leurs engagements financiers. En effet, le gouvernement doit à la SEP et à d'autres opérateurs pétroliers des sommes considérables, se comptant en centaines de millions de dollars.
Face à cette situation, le ministre des Hydrocarbures, Didier Budimbu, a réagi, affirmant qu'une partie des sommes dues avait déjà été réglée.
« Il y a un travail qui a commencé pour régler ce manque à gagner. Je pense que dans les jours à venir, on pourra régler cette question. Parce qu'il n'y a même pas deux ou trois mois, il y avait une grande partie qui avait été réglée : presque 123 millions perçus par toutes les sociétés. Et je pense que SEP dans cette tranche avait perçu 120 millions USD. Et là, nous allons continuer », a-t-il déclaré.
Didier Budimbu a également précisé qu'un autre versement est prévu prochainement afin de soutenir la SEP.
« Et entre-temps, pour pouvoir soutenir SEP et permettre à la SEP de pouvoir faire son travail qui est d’approvisionner les stations parce que là, ils ne travaillent pas de nuit et donc nous avons pu quand même avancer de l’argent à la SEP, et je pense qu’ils ont reçu ça aujourd’hui (mercredi 24 avril) parce que ça a été signé depuis hier par le ministre de l’Économie hier (mardi 23 avril) à hauteur pratiquement de deux millions, mais il y aura un complément. Et avec ça, ça va permettre à SEP de reprendre son travail et de pouvoir servir, que ce soit de nuit comme le week-end », a-t-il ajouté.
Cette suspension des activités de la SEP a eu un impact significatif sur l'approvisionnement en carburant, entraînant des files d'attente plus longues dans les stations-service et des difficultés pour les automobilistes. Les tensions financières avec le gouvernement ajoutent une complexité supplémentaire à cette situation déjà délicate.
Il est important de suivre de près l'évolution de cette situation et les actions prises par la SEP et le gouvernement pour résoudre ces problèmes financiers et rétablir un approvisionnement en carburant régulier.
Benjamin Nsapu