Le gouvernement de la République Démocratique du Congo, par le biais du ministère des Transports, Voies de Communication et Désenclavement, a pris des mesures décisives pour surmonter les obstacles entravant le début des travaux de construction du port sec de Kasumbalesa, situé dans la province du Haut-Katanga. Ces mesures visent à accélérer le processus et à garantir que le projet vital pour le développement régional soit lancé dans les meilleurs délais
Afin d'apporter des solutions quant à la concrétisation de ce projet, le ministère des Transports, Voies de Communication et Désenclavement a réuni, mercredi, à Kinshasa, la Direction générale de l’OGEFREM (Office de gestion du fret multimodal) et l’Inspection générale des finances (IGF) qui avait, à son temps, fait part de quelques préoccupations majeures liées au lancement des travaux. L’objectif phare était d’harmoniser les vues pour aboutir au démarrage des travaux du port sec de Kasumbalesa.
À l'issue de ces échanges fructueux, William Kazumba, le directeur général de l’OGEFREM a indiqué que le gouvernement a mis à contribution le génie militaire pour le bétonnage de 20 hectares sur les 63 que compte le port de Kasumbalesa, après la clôture du site.
« Au stade actuel, le site a été clôturé, il y avait des travaux anti-érosifs qui étaient particulièrement envisagés à son temps, et nous avons pratiquement 20 hectares de terre stabilisés pour construire une aire de stationnement. C’est ces 20 hectares que nous avions décidé , sous la conduite et l’orientation de son excellence monsieur le ministre, de confier ça à notre armée. Donc, au génie militaire pour qu’il puisse bétonner, démarrer les travaux de bétonnage de ces 20 hectares. Il y a eu de petits problèmes qui bloquent l’effectivité de ces travaux , que nous voulions démarrer avant les élections mais malheureusement qui traînent à être démarrés tout simplement parce que nous avons de petites incompréhensions. Nous avions donc souhaité confier ça au génie militaire », a déclaré William Kazumba.
Et d'ajouter :
« C’est pour cela que son excellence monsieur le ministre des Transports a préféré nous réunir pour comprendre pourquoi en dépit de toutes ces conditions plus ou moins réunies, les travaux n’ont pas démarré. Et aussi parce qu’il a eu à lire certaines correspondances entre la Direction générale de l’OGEFREM et l’Inspection générale des finances . Il a préféré nous entendre : écouter l’IGF, écouter la Direction générale pour qu’il soit éclairé sur le dossier. Je crois que nous avons eu un très bel échange entre l’IGF, son excellence et la partie OGEFREM. En tout et pour tout, quelles que soient les irrégularités ou les incompréhensions de part et d’autre, le ministre nous a demandés de nous concentrer sur la pertinence et l’importance de ce projet stratégique, qu’il veut voir réaliser et nous a demandés d’essayer d’harmoniser les vues pour aller vers la réalisation de ce projet qui est cher pour le gouvernement de la République et qui est aussi cher pour la vision du président de la République qui veut voir le pays prendre l’ascension sur le plan de flux du commerce extérieur ». A-t-il renchéri.
Avec un coût global de 129 millions USD , la construction du port sec de Kasumbalesa vise à créer une structure d’accueil et de facilitation pour les cargaisons en provenance des grands ports de l’Afrique australe: Mombassa, Dar-es-salam, Beira, Durban, Walvis bay, etc…. Il couvre une superficie de plus de 60 hectares. Il s'agit d'un port stratégique qui sera connecté à au moins sept ports maritimes internationaux des pays de l'Afrique australe. Il facilitera les activités commerciales pour les organisations régionales dont la Communauté de développement de l'Afrique australe (SADC) et le Marché commun de l'Afrique orientale et australe (COMESA). Le port contribuera ainsi à renforcer l'intégration dans la région de l'Afrique australe et orientale.
Benjamin Nsapu