Le monde est entré dans une nouvelle période de turbulences et de transformations. Il subit des changements majeurs, des divisions et des regroupements qui conduisent à des développements plus incertains, plus instables et plus imprévisibles. La recherche du développement et de la coopération est une attente commune des pays en développement.
Sur ce, l'économiste Noël Tshiani a, dans une publication sur son compte X (ex-Twitter) le 25 février, suggéré que la RDC intègre le BRICS +. Ceci dans le but de voir ce pays dit scandale géologique rayonner sur la balance du commerce international.
"Il est temps que la RDC qui regorge d’importantes ressources naturelles et dont le territoire est le deuxième plus grand pays en Afrique, postule pour intégrer les BRICKS tout en continuant de garder son appartenance au système existant de la finance et du commerce international", a suggéré Noël Tshiani.
Et d'ajouter :
"Concernant l’adhésion aux BRICS dont le fondement au départ repose sur des critères strictement économiques, mais ne devant pas oublier les enjeux politiques, il faut un vote unanime des cinq pays, comme au conseil de sécurité , ou l’adhésion à l’OTAN, un seul pays avec un véto pouvant bloquer toute adhésion. La candidature de la RDC recevrait un écho favorable à cause de ses énormes ressources naturelles, de sa position géographique au cœur de l'Afrique, de sa position en tant que deuxième plus grand pays d’Afrique et de sa population nombreuse", conclut-il.
Ecomine.cd, média spécialisé en informations économiques et minières de la RDC, pousse loin la réflexion sur les impacts positifs et négatifs de l'adhésion de la RDC dans le Brics.
Le BRICS + représente un poids économique significatif dans le monde, avec une part importante du PIB mondial et une influence croissante dans le commerce international. Les pays membres du BRICS + ont des économies dynamiques et en croissance rapide, et cherchent à renforcer leur coopération mutuelle pour promouvoir leurs intérêts communs sur la scène internationale.
L'intégration de la RDC dans le BRICS + pourrait avoir plusieurs impacts positifs et négatifs sur le pays et la région. Voici quelques points à considérer :
Impacts positifs :
1. Renforcement des relations économiques : L'adhésion à ce groupe pourrait ouvrir de nouvelles opportunités commerciales pour la RDC en termes d'investissements, de partenariats et d'échanges commerciaux avec les pays membres.
2. L'accès aux financements : La RDC pourrait bénéficier des financements et d'assistances techniques provenant des membres du BRICS + pour soutenir le développement de ses infrastructures et de son économie.
3. Partage d'expertise : La RDC pourrait bénéficier de l'expertise et des bonnes pratiques des pays membres du BRICS + dans divers domaines tels que l'industrialisation, l'agriculture, l'énergie, etc.
Impacts négatifs :
1. Risques liés à la dépendance : Une intégration trop poussée dans le BRICS + pourrait rendre la RDC dépendante des politiques et des intérêts des membres du groupe, ce qui pourrait limiter sa souveraineté.
2. Concurrence accrue : La RDC pourrait être confrontée à une concurrence plus intense sur les marchés internationaux en raison de la présence d'autres pays membres du BRICS + qui pourraient avoir des avantages comparatifs dans certains secteurs.
3. Risques géopolitiques : L'appartenance à un groupe comme le BRICS + pourrait également exposer la RDC à des tensions géopolitiques entre les membres du groupe et d'autres acteurs internationaux.
Il est donc important de noter que ces impacts dépendront largement de la manière dont la RDC gère son intégration dans le BRICS + et des politiques qu'elle met en place pour en tirer ses avantages tout en minimisant les risques potentiels.
Pour rappel le BRICS+ est une proposition visant à élargir la coopération du groupe BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud) à d'autres pays émergents et en développement. L'idée derrière le BRICS+ est de renforcer la coopération économique, politique et géopolitique entre les pays membres du BRICS et d'autres pays qui partagent des intérêts communs.
Après 12 ans, le mécanisme de coopération des BRICS a été à nouveau élargi. Six pays, à savoir l'Argentine, l'Égypte, l'Éthiopie, l'Iran, l'Arabie saoudite et les Émirats arabes unis, ont réjoint le groupe. L'élargissement est un consensus important auquel sont parvenus les cinq pays des BRICS.
Benjamin Nsapu