L’actualité économique en République démocratique du Congo est marquée par une dépréciation importante du franc congolais face au dollar américain. Selon les chiffres publiés par la Banque centrale du Congo, le taux de change indicatif s’établit à 2.641,63 CDF pour 1 dollar américain. Cette situation a des conséquences néfastes sur le pouvoir d’achat des ménages et des entreprises, ainsi que sur l’inflation.
Selon Christine Bijika, coordinatrice nationale de Coopec Épargne , plusieurs facteurs alimentent cette instabilité économique. La guerre Russo-ukrainienne et la guerre dans l’Est de la RDC créent une instabilité internationale qui affecte les marchés financiers. De plus, les spéculations des agents économiques et la dépendance à l’importation contribuent à la dépréciation du franc congolais.
Pour faire face à cette situation, Christine Bijika appelle à l’amélioration du climat des affaires en favorisant les investissements et la production locale. Elle souligne que la dépendance excessive aux importations est un problème majeur à Kinshasa, où la plupart des produits consommés sont importés alors qu’ils pourraient être produits localement. Elle insiste sur l’importance de stimuler la production locale, en mettant l’accent sur l’agriculture et l’entrepreneuriat.
La coordinatrice de Coopec Epargne exhorte également le gouvernement à lutter contre les spéculations et à restaurer la confiance en la monnaie locale. Elle encourage également les femmes à s’impliquer davantage dans l’entrepreneuriat pour atténuer les impacts négatifs de cette situation sur le panier de la ménagère.
Cette dépréciation du franc congolais a déjà commencé à se faire sentir sur les prix des denrées alimentaires à Kinshasa. Les prix de certains produits de première nécessité ont connu une légère hausse : les tomates, l’ail, les gingembres, les aubergines, les ciboulettes, la muscade et le céleri sont tous concernés.
Il est donc crucial pour les autorités et les acteurs économiques de prendre des mesures pour stabiliser le taux de change et relancer la production locale. L’accent mis sur l’agriculture et l’entrepreneuriat permettrait de réduire la dépendance aux importations et d’améliorer la situation économique du pays.
Benjamin Nsapu