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Réduction du train de vie de l’Etat : l’ODEP persiste sur la suppression du Sénat, la réduction à 10 ministères et 203 députés nationaux…

PCA de l'ODEP
Florimond Muteba, PCA de l'ODEP. Ph/Ecomine.cd

Dans son étude publiée mardi 28 novembre, l’Observatoire de la Dépense Publique (ODEP) insiste sur la nécessité de la réduction du train de vie de l’Etat. Cette étude intitulée : « Repenser un nouveau rôle de l’Etat, une nouvelle démocratie politique et économique ; briser les institutions d’un Etat néo-colonisé sont les préalables incontournables à une réduction durable du train de vie de l’Etat congolais », indique que la réduction du train de vie de l’Etat exige des grands défis à lever pour une nouvelle vision de transformation sociale.

L’ONG congolaise experte au contrôle citoyen des finances publiques estime que la réduction du tain de vie de l’Etat devait être au centre du débat pendant cette période de la campagne électorale. 

En effet, en vue de réduire et rationaliser les dépenses publiques, l’ODEP propose plusieurs pistes, entre autres : la réduction du train de vie dans les représentations diplomatiques à l’étranger, la réduction à 10 ministères avec juste un premier ministre, la suppression du sénat…

Les ambassades 

L’ODEP propose la suppression de toutes les ambassades actuelles de la RDC pour les regrouper par région. Cette ONG pense qu’une seule représentation diplomatique suffit pour l’Union Européenne ou l’Amérique du Nord.

« Il est évident que les conditions de recrutement des diplomates doivent être modifiées. Il faut supprimer toutes les ambassades actuelles pour les regrouper par région. Une seule représentation diplomatique suffit pour l’Union Européenne, ou l’Amérique du Nord. Ainsi, ces ambassades auront les moyens humains et matériels de leur mission d’information pour le développement », indique l’ODEP.

« En Afrique, le même regroupement est à faire pour l’Afrique du Nord, les pays de la CEDEAO, ceux de la corne de l’Afrique, l’Afrique Centrale, l’Afrique Australe, les pays lusophones, etc », poursuit l’ODEP.

L’ODEP estime que les ambassades congolaises doivent devenir des centres actifs d’impulsion de l’autonomie collective : création des centres communs de recherche scientifique et technologiques, renforcement des liens commerciaux, création en commun des entreprises etc.

Pour éviter les dépenses, l’ODEP propose que les locaux des ambassades soient « aménagés pour recevoir les agents de l’Etat en mission à l’étranger en premier lieu le Président de la République ».

Le parlement 

L’ODEP estime que le niveau de production de la RDC ne permet pas l’existence du Sénat. Il insiste sur la suppression de la chambre haute.

« Notre niveau de production des richesses nous oblige à limiter certaines dépenses comme l’existence d’un sénat. Avec un produit intérieur brut de 2.303 milliards d’euros et un PIB par tête d’habitant de 33.900 euros, la France peut se permettre d’avoir deux chambres. Au Sénégal, la suppression du sénat a permis de faire des économies pour construire une centrale solaire », écrit l’ODEP. 

L’ONG estime que l’Assemblée nationale peut demeurer mais avec un nombre réduit à 203 députés dont 145 pour les 145 territoires, 2 x 25 chefs-lieux des provinces soit 50 et 4 pour les 4 districts de Kinshasa.

Les provinces

Pour l’ODEP, l’implantation de la décentralisation exige que l’on garde les institutions actuelles, mais avec le renforcement des responsabilités de ce qu’on a appelé autres fois un « Directeur Provincial ». 

« En France, chaque département est administré par l’équivalent d’un secrétaire général d’un ministère qu’on appelle Préfet. Les élus même quand ils sont médiocres passent, mais le Préfet est garant du fonctionnement optimal de l’Etat en Province. Il en est de même pour les entités décentralisées où seront nommés les équivalents des Préfets », écrit l’ODEP. 

L’ONG pense que le nombre de députés par Province ne devra pas dépasser le nombre des territoires de la province soit 1 député provincial par territoire.