Dans son programme intitulé « Réparer et Soigner le Congo de fond en comble », le candidat président de la République Dénis Mukwege considère la stabilité macroéconomique comme un processus global qui nécessite des actions stratégiques sur de multiples axes. Dans sa vision politique, la stabilité macroéconomique est vue comme un élément principal pour le développement de la RDC. Il a formulé quelques pistes de solutions pour maintenir cette stabilité. Ecomine.cd se focalise sur les propositions du prix Nobel de la paix pour la stabilité économique en RDC.
« La stabilité macroéconomique est la pierre angulaire du développement durable de tout pays. En RDC, un pays doté d’une pléthore de ressources mais en proie à des défis de longue date, il est essentiel d’assurer cette stabilité », indique le programme de Mukwege.
De ce fait, le prix Nobel de la paix propose une approche stratégique qui s’articule autour de dix axes cruciaux afin d’assurer la stabilité macroéconomique au pays, une fois élu président de la République, à savoir :
1 Mise en œuvre d’une politique budgétaire cohérente :
Une politique budgétaire cohérente peut garantir une faible inflation, la stabilité de la valeur de la monnaie et la viabilité des comptes courants. En surveillant constamment ces indicateurs et en adaptant la politique budgétaire en conséquence, la RDC peut maintenir un environnement économique stable propice à la croissance et à l’investissement.
2. Élargir l’assiette fiscale :
En améliorant les méthodes de recouvrement des impôts et en assurant l’efficacité des dépenses publiques, le pays peut tirer parti de ses ressources intérieures. L’allocation efficace de ces ressources aux secteurs productifs peut propulser le pays vers ses objectifs de développement.
3. Rationalisation de la mobilisation des recettes :
La réforme des administrations financières est essentielle pour saisir toutes les potentialités fiscales sans entraver les activités commerciales ou les fonctions de marché. Une réforme globale pour faire en sorte que toutes les activités économiques contribuent équitablement aux recettes de la nation est indispensable.
4. Meilleure traçabilité :
Un système transparent et responsable permettra de suivre les opérations de mobilisation des recettes publiques tant au niveau central qu’au niveau provincial. Cela permettra de s’assurer que les ressources sont utilisées de manière appropriée et de dissuader les abus ou la corruption.
5. Cadastre fiscal et connectivité :
La création d’une base de données exhaustive sur les contribuables et l’interconnexion de tous les organismes de recouvrement des recettes va améliorer l’efficacité et réduire l’évasion fiscale. Cela permettra d’augmenter les recettes de l’État tout en assurant l’équité du système fiscal.
6. Mise en œuvre efficiente de la loi sur les finances publiques (LOFIP) :
La décentralisation et la responsabilisation sont au cœur de LOFIP. En mettant en œuvre efficacement cette loi, les gouvernements locaux auront un meilleur contrôle et une meilleure responsabilité sur leurs finances, en veillant à ce que les ressources soient utilisées là où elles sont le plus nécessaire.
7. Automatisation de la chaîne de dépenses :
Les progrès technologiques peuvent rationaliser les opérations, réduire les erreurs humaines et améliorer la transparence. L’automatisation permettra de s’assurer que les fonds sont déboursés en temps opportun et conformément aux besoins.
8. Système intégré de gestion des finances publiques :
La mise en place d’un système de gestion financière holistique qui relie toutes les entités financières garantit la transparence sur l’ensemble du système financier. Géré par des experts nationaux, un tel système permettra d’aligner les stratégies financières du pays sur ses objectifs de développement.
9. Renforcement des capacités administratives :
Investir dans la formation et le développement de l’administration de l’État va améliorer la prévisibilité et la crédibilité des finances publiques. Une administration bien informée peut prendre des décisions économiques judicieuses qui correspondent aux besoins de développement du pays.
10. Promouvoir la transparence et la participation citoyenne :
La participation des citoyens au processus financier et l’accès à l’information budgétaire dans un langage simple favorisent un sentiment de confiance. Cette inclusion permettra de s’assurer que le public est au courant des décisions financières de l’État et qu’il peut demander des comptes aux fonctionnaires.