En République Démocratique du Congo, la Cour Constitutionnelle a validé les dossiers de tous ceux qui entendent briguer la magistrature suprême le 20 décembre prochain. C’est ce que témoigne son arrêt rendu depuis lundi 30 octobre, après avoir statué sur quelques requêtes.
Deux candidatures non retenues par la Commission électorale nationale indépendante (CENI) ont été repêché par la Cour constitutionnelle, pour l’élection de décembre 2023. Ce qui a ramené la liste de la CENI de 24 à 26 candidats avec l’ajout de la candidature d'Enoch Ngila et celle de Joëlle Bile.
Le frais de dépôt de candidature pour la présidentielle est fixé à l’article 103 de la nouvelle loi électorale promulguée en juin 2022, à 160.000.000 de francs congolais non remboursables, l’équivalent de 64 000 $, selon le taux sur le marché de change de 2 500 le dollar américain. Cet argent est versé dans le trésor public.
Selon le calcul fait par Ecomine, la somme des frais de dépôt de candidature à la présidentielle a généré au trésor public un montant à hauteur de 4 160 000 000 FC soit 1 664 000 $. La procédure consiste à multiplier le frais de dépôt des candidatures (64 000$) par le nombre de candidatures retenues (26).
Notons que parmi les 26 candidatures retenues, Félix Tshisekedi, qui brigue un second mandat, affrontera plusieurs ténors de la politique congolaise, dont son principal adversaire de 2018, Martin Fayulu.
Après avoir longuement hésité, le gynécologue et lauréat du prix Nobel de la paix, Denis Mukwege, a finalement présenté sa candidature. Il se retrouvera sur la ligne de départ aux côtés du député provincial du Kasaï-Central, Delly Sesanga, président d'Envol, et de Matata Ponyo Mapon, ancien Premier ministre de Joseph Kabila - ce qui marquera sa première participation à une élection présidentielle. Le banquier Floribert Anzuluni, issu des primaires d'Alternative citoyenne, se lancera également dans la course à la direction du pays.
La Rédaction