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RDC : la dette publique maîtrisée à 13,1 milliards USD fin 2024, un niveau encore soutenable selon les experts

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Photo d'illustration.

À la fin de l’année 2024, la dette publique de la République Démocratique du Congo s’est établie à 13,168 milliards de dollars américains, représentant 18,49 % du Produit Intérieur Brut (PIB). Ce niveau reste, selon les analystes, largement en dessous des seuils de viabilité définis par les institutions financières internationales, bien que la courbe de l’endettement connaisse une légère tendance haussière.

Les données officielles publiées en avril 2025 par la Direction Générale de la Dette Publique (DGDP) indiquent que la dette extérieure constitue la majorité de l’encours, avec 7,607 milliards USD, soit 57,77 % du total. La dette intérieure, quant à elle, représente 5,561 milliards USD (42,23 %).

La durée de vie moyenne de la dette publique est évaluée à 13,84 ans, ce qui reflète une gestion relativement prudente et structurée, permettant d’atténuer les risques liés au refinancement à court terme.

En 2024, les tirages sur la dette extérieure ont atteint 1,332 milliard USD, destinés en grande partie au financement des projets d’infrastructures, tandis que le service de cette dette s’est élevé à environ 250 millions USD, contre seulement 20 millions USD pour la dette intérieure.

Le coût apparent de la dette extérieure reste modéré, à 2,06 %, traduisant des conditions de financement encore favorables sur les marchés extérieurs ou auprès des bailleurs multilatéraux.

Face aux défis de développement, les autorités congolaises réitèrent leur engagement à suivre une trajectoire d’endettement responsable, veillant à équilibrer les besoins de financement des infrastructures vitales routes, énergie, santé, éducation avec la nécessité de préserver la soutenabilité des finances publiques à moyen et long terme.

Ce niveau maîtrisé de la dette publique, conjugué à une politique budgétaire prudente, renforce la crédibilité financière du pays et crée un espace budgétaire propice aux investissements structurants pour l’avenir.

Lovic-Benjamin Nsapu